Le premier face-à-face entre Mbaye Leye le coach et son ancien mentor Francky Dury a tourné à l’avantage du plus ancien. À la suite d’un scénario très frustrant pour le plus jeune des deux.

"De la manière dont on encaisse, on peut parler de naïveté et même de stupidité. On encaisse comme des enfants", regrettait le coach liégeois après la rencontre. "Quand on joue contre une équipe qui a de très beaux tireurs de coup franc comme Zulte Waregem, un joueur expérimenté comme Mehdi Carcela ne doit pas essayer de dribbler devant sa surface. Sur le deuxième but qui part d’une touche, Noë Dussenne doit faire la faute car il n’est pas dans la surface. Et sur le troisième, l’attaquant adverse ne peut pas se retrouver seul et se jouer de quatre défenseurs."

Tant d’erreurs qui, malheureusement, ressemblent à s’y méprendre à celles commises ces dernières semaines. "On encaisse trop de buts sur des transitions. Quand on marque deux buts, on ne peut pas perdre ce match, même si on aurait pu marquer plus. Il nous a aussi manqué de l’efficacité, contrairement à Zulte Waregem qui a marqué trois buts sur quatre occasions. C’est une équipe mortelle en contre-attaque."

Qui a empêché le Standard de faire la belle opération du week-end. "Il y avait moyen de faire quelque chose, même si le terrain était indigne de D1A. Mais on sait que le club se base beaucoup sur la jeunesse et nous sommes dans une stratégie d’apprentissage."

Mais les faits sont là : à six journées de la fin de la phase classique, les Rouches sont en dehors du top 8.

"Mais surtout à trois points du top 4", tempère le coach sénégalais. "Je l’ai dit en avant-match et je le répète : parvenir à se qualifier pour les PO1 serait un miracle mais j’y crois. Il faut prendre un peu de recul. Depuis que je suis à la tête de l’équipe, je suis content du jeu développé et il ne faut pas tout remettre en question car nous avons perdu un match. Moi, je suis entraîneur et je regarde ce qui peut être amélioré. Et si mathématiquement, les résultats de Philippe Montanier étaient meilleurs, je n’en ai rien à cirer."