Standard

Une folle remontada, de 0-3 (à la 49e minute) à 4-3. Pour les spectateurs présents à Sclessin, il était difficile de rêver mieux comme spectacle pour ce dernier match de la phase classique (dans un froid de canard).

Mais pas pour Michel Preud’homme. Malgré la victoire de ses hommes, le coach liégeois est apparu fâché en conférence de presse. "On n’était nulle part en première période. On l’a complètement ratée, on n’était pas réveillé", indiquait le coach liégeois. "Ce qu’on a montré avant la pause était tout simplement scandaleux. À 3-0, le scénario était même catastrophique puis ce 1-3 est arrivé et la magie de Sclessin a opéré. Le phénomène Standard à domicile, grâce auquel tout est possible, s’est mis en route."

De quoi soulager l’entraîneur des Rouches. Mais pas de quoi lui faire oublier les manquements de son équipe. "Je pense que notre naïveté avait disparu suite à ce match au Cercle, avec une autre approche, mais ce n’est pas le cas. J’ai l’impression que c’est dans l’ADN de cette équipe d’être jouette. Il faut conserver cela mais l’intégrer dans une structure. Le boulot se fait, de manière générale, mais il faudra une autre approche dans la gestion quotidienne de la vie professionnelle, et pas seulement les jours de match, pour amener ce club à un autre niveau."

Car même si le Standard a "neuf points de plus" que la saison dernière à pareille époque et revient à cinq points de Genk et un du FC Bruges, MPH ne veut pas entendre parler de titre. "Il ne faut pas rêver. Et avec ce que j’ai vu aujourd’hui, je ne rêve pas. Nous avons des manquements. On va faire le boulot, match par match, mais il ne faut pas rêver. Ne me faites pas parler de Bruges et de Genk, qui reste, selon moi, le grand favori de ces PO1. Qui s’annoncent ouverts."

Et passionnants.