“L’homme de la saison, c’est le coach” , clame Mpoku

LIEGE Sa dernière sortie de la saison en club a été fracassante : un triplé et une activité de tous les instants. “Le dernier triplé que j’avais mis ? Cela devait être chez les jeunes mais je ne m’en souviens plus” , s’amuse Mpoku qui, à l’heure des bulletins, se mettrait “7/10, avec quelques déchets à enlever pour améliorer la note” .

Quand on lui soumet l’idée qu’il est l’homme des PO du côté du Standard, la réponse claque : “J’ai été décisif, j’ai fait des bons matches. J’étais très bien, c’est vrai. Mais je ne veux pas me dire ‘ Paulo, c’est toi qui a fait cela’. Il y a tout un travail de William, d’Imoh, de Michy, du collectif et du coach. Je me répète, mais l’homme de la saison, c’est le coach.”

Justement, quel rôle a joué Mircea Rednic dans votre belle saison ?

“Vous savez, quand je suis revenu au Standard, je savais à quel point il était important pour moi de jouer. Les choses ont fait que je n’ai pas joué tout de suite. Je suis revenu et je dois tout à Monsieur Rednic. C’est lui qui m’a lancé entre guillemets, qui a fait le joueur que je suis aujourd’hui. J’apprends beaucoup avec lui et avec son adjoint. Il m’a beaucoup aidé. Avec eux, j’ai appris et je me suis amusé. Ce qui fait la différence aussi, c’est que la première année, je ne m’amusais pas, je ne prenais pas de plaisir. Quand je prends du plaisir, qu’on montre qu’on a confiance en moi, qu’on me donne de l’amour, c’est là où je suis le plus performant.”

En gros, vous avez besoin d’être aimé pour mieux vous exprimer…

“Être aimé, c’est un grand mot. Apprécié, oui. J’ai besoin qu’on me montre qu’on a confiance en moi, qu’on me parle, cela m’aide beaucoup. C’est ce que Jeunechamps a fait aussi en réserve et c’est pour cela que je me sentais très bien en réserve aussi. J’ai eu cette faveur en quelque sorte avec Monsieur Rednic qui a un peu fait la même chose et qui m’a beaucoup aidé.”

Rednic donnait l’impression d’être très proche des joueurs.

“Oui, tout le monde vous le dira. Tout le monde regrette son départ. La direction a fait un choix. Il était proche de tout le monde, il parlait avec tout le monde. Il savait quand cela allait, quand cela n’allait pas. Il savait comment parler à chacun des joueurs, gueuler peut-être un peu sur certains, d’autres moins. C’était sa force.”

Et aussi sa différence avec Jans qui était trop gentil…

“C’est vrai que Jans était peut-être un peu trop gentil. On avait besoin d’un boss. Et Rednic, c’est lui le boss. Pour nous, le meilleur joueur, c’était Rednic. L’homme des PO, c’était lui. On ne peut pas sortir un joueur. Tout le monde a fait des bons matches. Mais si on doit ressortir quelqu’un, c’est le coach. On était 13es, on est devenu 4es, on a ramené la Coupe d’Europe alors qu’à un moment, on aurait même pu être premiers.”



© La Dernière Heure 2013