Mulemo : "On va revoir le vrai Standard !"

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Michel Dubois

Publié le - Mis à jour le

Mulemo : "On va revoir le vrai Standard !"
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Landry Mulemo évoque sa bourde d’Arsenal et formule un serment


Des contacts en Allemagne et... ailleurs


Quelle équipe, dimanche soir à Saint-Trond ?


LIÈGE “J’ai glissé puis j’ai suivi l’action des yeux. Je savais que Nasri marquerait. En Ligue des Champions, une telle erreur se paie toujours cash. Je me suis alors senti très, très seul. Tout s’écroulait au- tour de moi. Marcos, le premier, m’a relevé. Il m’a murmuré : ‘ce n’est pas grave’. Puis Sarr et les autres m’ont réconforté. À la mi-temps, j’ai présenté mes excuses au groupe.”

Landry Mulemo se fend d’un petit sourire contrit : “J’ai joué plus de 100 matches en D1. J’ai glissé pour la première fois. Pourquoi ai-je dérapé ? J’avais tout le temps de contrôler le ballon. Je pouvais aussi le dégager de la tête. J’ai tergiversé. J’ai voulu tellement bien faire que je n’ai rien fait du tout !” Landry Mulemo a mal dormi, mais il n’a pas fait de cauchemar : “Je me suis efforcé d’oublier cette bourde le plus vite possible. Si je n’avais pas recelé une grande force mentale, j’aurais arrêté de jouer.”

L’arrière gauche du Standard n’en manque pas, de force mentale. “Quand, au début de la saison, pour les matches à Roulers et contre Charleroi, je me suis retrouvé en tribune, que j’ai lu que le club ne me retiendrait pas si je faisais l’objet d’une offre, j’aurais pu sombrer. Mais si je me suis posé des questions, je me suis accroché. J’ai travaillé, avec obstination et correction. Cet... entêtement a été récompensé : à ma grande... surprise, j’ai participé à dix matches sur quinze. Et j’estime que l’entraîneur n’a pas de raison objective de me retirer pour le moment.”

Landry Mulemo est même déterminé à aborder le second tour, dès ce dimanche, avec la détermination qui, est-il persuadé, habitera une équipe mentalement métamorphosée : “Dix points de retard sur Anderlecht, c’est beaucoup, mais ce n’est pas irrémédiable. Au retour de Gentbrugge, samedi dernier, nous sommes restés ensemble une bonne demi-heure. Nous avons parlé, le coach et tout le groupe. Nous a vons plaidé coupable d’avoir accordé trop d’importance à la Ligue des Champions. Jamais, encore, nous n’avions aussi bien parlé et avec autant de sincérité. Nous avons juré, solennellement, d’aborder le second tour avec sérieux, concentration et envie car le Championnat est la seule voie qui mène à une seconde C1 d’affilée.”

Les Standardmen ont alors repensé à Onyewu : Gucci nous manque. La saison dernière, quand on avait flanché, il nous rassemblait et nous assenait nos quatre vérités. Il savait nous retourner comme personne. Nous ne possédons plus un tel leader naturel. Sarr s’efforce avec sérieux d’assumer ce rôle, mais on sent qu’il n’y est pas prédestiné...”



© La Dernière Heure 2009

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