Benjamin Nicaise ne se voile pas la face et pointe du doigt les carences d’une équipe malade

LIÈGE On ne se marchait pas sur les pieds dans la mixed zone . Et pour cause. Quand on touche à ce point le fond, s’épancher auprès des médias n’est pas ce qu’il y a de plus exaltant.

Benjamin Nicaise s’est cependant exécuté avec une disponibilité qui l’honore. Lucide, l’ancien Montois ne pouvait que dresser un constat en forme de nostra culpa : “Nous accusons actuellement un déficit conséquent, tant sur le plan des points que sur celui notre popularité.”

Un seul remède, retrousser ses manches : “Se remettre au boulot en faisant en sorte que personne ne quitte le navire. Tout ce qui arrive est entièrement de notre faute.”

Au passage, le natif de Maisons-Alfort ne tenait d’ailleurs pas à rabaisser la performance de l’adversaire : “Roulers a fait son job. Nous, on a dominé sans jamais pouvoir concrétiser. Inscrire un but rapidement aurait facilité les choses, mais on n’a pas su trouver la solution…”

Une indigence offensive qui n’était pas sans risques : “Nous n’étions pas à l’abri d’un contre assassin et c’est ce qui s’est produit. Les enchaînements ont été laborieux. Il faut en être conscient. Dans ces conditions notre qualification en Europa League tient du miracle.”

L’heure est donc de passer à l’acte, celui de contrition : “Il faut se poser les bonnes questions et chacun doit savoir ce qu’il lui reste à faire.”

Benja ne voulait dès lors pas voir plus loin que le week-end prochain : “Être septièmes à trois points du leader ne serait pas un souci mais se situer à dix-huit longueurs de celui-ci, c’est tout bonnement énorme. Gardons-nous de nous projeter dans deux ou trois mois et préoccupons-nous plutôt de ce qui nous attend à Charleroi. En danger là-bas ? On peut aller n’importe où, on sera en danger, puisque nous ne faisons plus peur à personne. Nous devons g rappiller des points là où on peut, quitte à faire passer le résultat avant la manière…”



© La Dernière Heure 2009