Au cœur de la défense à quatre, Noë Dussenne a assisté, souvent impuissant, au naufrage défensif des Rouches en Pologne qui, comme au Portugal, en ont pris trois.

Jeudi soir, les Liégeois étaient certes déforcés avec les absences de Vanheusden, Fai, Laifis ou encore Pavlovic, mais selon Noë Dussenne, cela ne peut expliquer la piètre prestation défensive.

"Les absences sont un élément dur à gérer mais on est pros. Cela fait quatre à cinq mois qu’on s’entraîne ensemble. On doit donc être en mesure de performer dès qu’on monte sur le terrain."

À Poznan, les Rouches auront été bien trop tendres et laxistes derrière.

"Nous devons être beaucoup plus durs et agressifs, combatifs. C’est tout ce qui a manqué sur les buts qu’on concède. Quand il n’y a pas de marquage dans le petit rectangle, cela se paye cash."

La détermination aura également fait défaut dans le chef des Standardmen.

"L’état d’esprit ? Il ne doit jamais changer" , assure pourtant Noë Dussenne. "Quand on monte sur un terrain, c’est du 11 contre 11. On essaye de se défoncer les uns pour les autres mais, encore une fois, quand il n’y a pas de marquage dans le petit rectangle, c’est compliqué. Un joueur ne peut pas passer aussi facilement. On doit avoir une fierté. Aujourd’hui, il faut qu’on se regarde dans le miroir et redevenir des guerriers. On doit être présents, être des combattants. Je parle à chaud mais ce soir, on s’est fait balader. Et je suis convaincu qu’avec la bonne détermination, on pouvait faire mal à cette équipe. Si on joue comme on sait le faire, on doit la battre. Mais en jouant comme on l’a fait en Pologne, on n’a rien à revendiquer. On s’est laissé marcher dessus et j’ai horreur de ça. Il n’y a pas eu de révolte."

Avec zéro point sur neuf, le Standard signe le pire départ de campagne européenne de son histoire. Les chances de qualification sont désormais infimes pour les coéquipiers d’un Noë Dussenne qui ne décolérait pas.

"On ne va pas se mentir, cela va être très compliqué. Mais nous, joueurs, on doit se dire qu’on a encore deux matchs à domicile et qu’on doit absolument prendre des points." Et Noë Dussenne de clôturer : "On doit se dire : je suis qui pour prendre 0 point. On ne se bat pas toute une saison pour venir en Europe et faire cela. On a une fierté."