Standard Obbi Oulare est entré dans la dernière phase de sa revalidation après son opération de la hanche

Du haut de ses 22 ans et de son mètre 96, Obbi Oulare en impose. Prêté par Watford au Standard (avec option d’achat), le nouveau colosse des Rouches n’est pas encore opérationnel, la faute à une opération à la hanche survenue la saison dernière.

Parti de Bruges dans les dernières heures du mercato d’été en 2015 pour Watford (8 M €), Oulare n’a jamais réussi à s’imposer en Angleterre. "La Premier League, j’en rêvais", nous précise-t-il. Après des locations à Zulte Waregem, Willem II et l’Antwerp, c’est un nouveau Obbi Oulare qui débarque à Sclessin, explications.

Obbi, la question que tout le monde se pose : où en êtes-vous physiquement ?

"Je me sens bien. Je suis dans la dernière phase de ma revalidation. On ne s’est pas fixé de délais quant à mon retour car on suit la situation au jour le jour et pour le moment, tout se passe parfaitement bien."

Personnellement, vous vous êtes tout de même fixé un objectif quant à votre retour ?

"Le plus important pour moi, c’est de ne plus ressentir de douleur. Actuellement, c’est le cas. Depuis que j’ai entamé ma revalidation, il n’y a pas un jour ou j’ai ressenti une douleur, c’est très positif. Je n’ai pas encore repris les entraînements collectifs mais je touche déjà le ballon. J’ai des soins ainsi que des séances individuelles sur terrain avec les kinés. J’espère évidemment que mon retour s’effectuera en 2018. La prochaine étape, ce sera le groupe et, pour reprendre du rythme, certainement des matches avec les U21. C’est paradoxal car, je dois être patient même si je suis impatient de retrouver le terrain."

Pourquoi avoir attendu avant de vous faire opérer de la hanche ?

"J’aurais pu le faire plus tôt mais, la saison dernière, je sortais de mois compliqués sans jouer et l’appel du terrain était trop fort. J’ai joué, deux, trois matches, et la douleur est revenue. L’opération était devenue inévitable mais je suis satisfait car, avec ce que j’ai montré, cela a été suffisant pour décrocher un transfert au Standard."

Depuis plusieurs saisons, on vous colle l’étiquette d’un joueur fragile.

"Je ne l’étais pas jusqu’à mon départ de Bruges. Toutes mes blessures, je les ai eues à la jambe droite. Je souffrais d’un déséquilibre à la hanche qui a été comblé. Tous les jours, depuis presque sept ans, je ressentais cette douleur à la hanche à chaque fois que je me levais le matin. Aujourd’hui, elle a disparu totalement. Sans cette opération, j’aurais continué à enchaîner les blessures."

À quand remontent les premiers contacts avec le Standard ?

"Au mois de juin. J’avais lu dans la presse que mon nom circulait au club mais, vu ma situation, je n’osais y croire. Quand j’ai vu le nom de Michel Preud’homme s’afficher sur mon téléphone, j’étais très heureux. Il m’a demandé si j’étais prêt à retravailler avec lui et j’ai dit oui."

Vous ne vous étiez pourtant pas quittés en bons termes en 2015.

"Oui mais j’ai mûri depuis et j’ai beaucoup appris comme le fait d’être patient et prêt au bon moment. En 2015, je voulais jouer. Le Club a alors fait venir deux attaquants (Vossen et Pereira), je me suis alors senti obligé de partir alors que je me voyais rester. J’ai tiré des leçons de tout ce qui m’est arrivé depuis mon départ. Quant à Michel Preud’homme, il m’a lancé et, aujourd’hui, c’est lui qui m’a ramené au club."

Votre parcours a été semé d’embûches, êtes-vous animé d’un sentiment de revanche ?

"Non mais d’une énorme volonté de prouver et de montrer de quoi je suis capable. Mon objectif sera d’être au top physiquement et d’aider l’équipe du mieux que je peux en enchaînant les matches. La saison sera chargée et je veux apporter ma pierre à l’édifice."