Après avoir vécu des moments délicats à Sclessin, Eiji Kawa- shima semble, enfin, faire l’unanimité autour de lui. Le portier japonais a, une nouvelle fois, préservé ses filets inviolés dimanche contre Louvain. Très peu sollicité, Kawashima a tout de même répondu présent en début et en fin de match face à Buysens et à Thompson pour permettre aux siens de garder le zéro derrière.

Depuis le début du championnat, Kawashima ne cesse d’être décisif pour les siens. C’était le cas à Malines, à Genk et contre Louvain. Le Japonais est ainsi le seul gardien de l’élite à ne pas encore avoir encaissé le moindre but cette saison. Plus serein, plus rassurant, Kawashima a pris une autre dimension en ce début de saison.

L’arrivée de Yohann Thuram y est certainement pour quelque chose, même si le Nippon précisait la semaine dernière que la concurrence a toujours été présente à Sclessin avec Moris.

Cependant, la saison dernière, il n’était pas question de l’arrivée d’un nouveau gardien en bord de Meuse. Cet été, la direction liégeoise a clairement fait savoir qu’elle cherchait un nouveau numéro 1 pour cette saison.

Touché dans son orgueil, Eiji Kawashima, qui peut désormais compter sur le travail de Jos Beckx, a réagi et a élevé son niveau de jeu.

L’autre explication de ce regain de forme peut certainement venir du Japon et de la qualification du pays pour la prochaine Coupe du Monde au Brésil. Les Nippons ont déjà leur ticket pour Rio en poche.

À moins d’un an du Mondial, Eiji Kawashima se doit de réaliser une grosse saison afin de ne pas perdre sa place en équipe nationale même s’il semble intouchable en sélection.

À trente ans, Eiji Kawashima envisage également un nouveau virage dans sa carrière. À l’issue de cette saison, ou peut-être même plus tôt, le natif de Yono espère bien obtenir un beau transfert.

"J’aimerais réaliser une belle saison en club et également en Coupe du Monde pour, qui sait? partir dans un autre championnat européen la saison prochaine", précisait le Japonais au début du mois.

En attendant, Kawashima tient la toute grande forme et c’est le Standard et Guy Luzon qui s’en frottent les mains.