Irene a vécu le trophée de son Steven avec des hauts et des bas : "Il est encore devenu meilleur en 2008"

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Obsolète le Soulier d'Or?

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HOUTHALEN Hier après midi, à Houthalen. Irene Mbisdikis, qui sera madame Defour en 2011, nous accueille à la maison du Soulier d'Or .

"Steven est parti chez son coiffeur avec Milan Jovanovic" , s'excuse-t-elle. "Jova aime la coiffure de Steven. Pour le gala, il veut être beau."

Parce qu'il va succéder à Steven comme lauréat ?

"Je donne autant de chances aux quatre Standardmen : Jovanovic, Witsel, Mbokani et Steven. Si je dois quand même citer un favori, c'est Jova. Si je pouvais l'offrir à quelqu'un d'autre que Steven, ce serait Axel. Il est belge et on s'entend bien avec sa famille."

Et si un Anderlechtois gâche la fête ?

"Je crains qu'on soit pris à froid. La déception serait énorme. Surtout auprès des autres Rouches. Steven l'a déjà gagné. Mais au fond, il le mérite encore plus. Il est plus dominant, plus régulier, plus fort. Michel Preud'homme avait construit l'équipe, Laszlo Bölöni a perfectionné les joueurs. Et dire qu'au début, Steven disait qu'il ne comprenait pas ce qu'il devait faire."

Ce Soulier a changé votre vie ?

"J'entends souvent des gens chuchoter : 'C'est la copine de Defour'. Il doit souvent faire acte de présence, donner des coups d'envoi. Et il ne sait pas dire non. Il est devenu plus populaire auprès des filles. (rires) Elles obtiennent son numéro de gsm d'une façon ou une autre, et lui envoient des sms. Il me les montre et on en rigole. Il reste toujours poli. Et moi ? Je ne suis pas jalouse. On a confiance."

On dit que le Soulier est maudit et c'était le cas, au début.

"Il y avait ses deux déchirures musculaires et puis sa sérieuse blessure à l'épaule. Quand il m'a appelé, je sentais que quelque chose de grave s'était passé. J'avais envie de jeter ce Soulier par la fenêtre. Je n'oublierai jamais ses larmes après sa blessure à la cuisse. Mais finalement, cela s'est arrangé. Le Soulier d'Or nous a également procuré beaucoup de bonheur."

Avez-vous fait la fête, le soir du gala ?

"À peine. On a été emmenés de gauche à droite sous les flashes des appareils photos. On ne se rendait pas compte de ce qui lui arrivait. On est allé dormir à 5 h et à 7h30, des journalistes de la radio nous téléphonaient. On a déjeuné avec les amis de Steven, pour qui j'avais réservé dix chambres."



© La Dernière Heure 2009