Philippe Montanier oscillait entre un sentiment de déception et de fierté après la rencontre.

Quelle est votre analyse de la rencontre ?

"On a fait un match plein contre une belle équipe. Au sein de cette équipe de Benfica, deux joueurs valent le double de notre budget. On a un peu de regret de se faire rejoindre sur un penalty. Un penalty pour lequel l’arbitre s’est excusé après le match après avoir reçu les infos. C’est la preuve que le VAR est un bon outil pour aider les arbitres. Dommage qu’il ne soit pas présent ici. Après, je ne conteste pas l’égalisation portugaise - Benfica a touché deux fois les montants - mais j’aurais préféré encaisser un but sur un beau mouvement bien construit."

On a quand même vu une progression de votre équipe par rapport au match aller.

"Oui, on a fait un match plein et consistant, face à une équipe qui nous était supérieure. Nous sommes une équipe jeune et c’est positif de la voir s’améliorer. Pour faire mieux dans cette compétition, on a manqué de circonstances favorables. Entre le Covid, la blessure de Zinho et les penalties, les conditions n’ont pas été faciles."

Dans un rôle inhabituel, Gojko Cimirot a été très bon.

"On l’avait préparé. Je sentais chez lui des dispositions à ce poste dans la mesure où il a cette polyvalence tant pour revenir dans l’axe défensif que pour ressortir comme milieu défensif. Il a une vraie sensibilité tactique."

Le visage européen du Standard est séduisant. Comment le transposer en championnat ?

"Nos trois derniers matchs ont montré qu’on avait un très bon niveau. La question est désormais de savoir si on peut reproduire ce genre de performances dans un autre contexte, celui du championnat. En Europe, les joueurs sont tous à 120 ou 130 %. Notre futur dépendra de la capacité à être réguliers et à maintenir ce niveau de performances. Un relâchement inconscient est toujours le danger avec une équipe jeune. Mais c’est mon rôle de veiller à ce que la concentration reste optimale."