Les Rouches de Philippe Montanier l’ont fait. En renversant Fehérvár, ils se sont offert une troisième qualification pour les poules de la C3 de rang. “Je suis satisfait de cette qualification, c’est ce qu’on voulait”, soufflait Philippe Montanier. “On a eu une première demi-heure difficile. C’est souvent le cas quand on joue tous les quatre jours, d’autant qu’on est tombés contre une équipe très dynamique. Même si certains avaient été laissés au repos contre Courtrai, c’est un collectif et les prestations individuelles rejaillissent sur le reste de l’équipe. Par la suite, on a retrouvé nos jambes, notre dynamisme et notre justesse technique pour prendre l’avantage. Je vais réfléchir à cette problématique pour aider les joueurs à être plus consistants tout le match.”

Éternel insatisfait, le coach savourait quand même le moment présent. “Notre meilleure arme pour aller dans les poules c’était notre groupe. On l’a vu avec les rotations, les rentrées. Des titulaires ce jeudi n’étaient même pas dans le groupe au début de la campagne. Tous ont joué le jeu car il en valait la chandelle.”

Et cette chandelle, ce sera une troisième participation aux poules pour la troisième saison consécutive. Une première dans l’histoire du matricule 16.

“Cela me fait davantage plaisir pour le club et les joueurs que pour moi. C’est bien de redonner la confiance que le club m’a accordée. C’est excitant d’avoir des perspectives de gros matchs de poules en Europa League.”

Pour lesquels le T1 français n’a aucune préférence concernant les potentiels adversaires. “On a atteint notre but. Maintenant, on va avoir encore plus de pression, en espérant avoir des adversaires très difficiles en poules. J’espère juste qu’on ne devra pas faire des déplacements de quatre, cinq ou six heures. Ce n’est déjà pas facile de jouer tous les trois jours, ce serait encore plus complexe après de longs voyages.”