Standard Sébastien Pocognoli ne cherchait pas d’excuses et tentait d’expliquer la mauvaise passe traversée par son Standard.

De retour après plus de six mois d’absence, Sébastien Pocognoli avait du mal à digérer l’attitude du Standard, plus que le résultat.

Sébastien, comment expliquez-vous cette 3e défaite de rang ?

"Je ne vais même pas entrer dans le débat car il n’y a rien à dire. On essaie toujours de trouver une excuse dans le football quand ça ne va pas, mais là, il n’y a rien à dire."

C’est au niveau mental que le bât blesse ?

"Je ne sais pas. Je suis monté après l’heure de jeu, mais ce que j’ai constaté, c’est que cela allait mieux à 11 contre 11 qu’en supériorité numérique. C’est assez problématique."

Mais il y avait un manque de révolte flagrant.

"C’est le moins que l’on puisse dire et on est même dominé dans la possession et sur les deuxièmes ballons, on n’est pas présent. À 10 contre 11, ce n’est pas défendable."

Y a-t-il un problème dans le groupe ?

"Après trois défaites de rang, soit tu te braques et tu ne changes rien, soit tu te remets en question de suite et tu vas gagner les trois derniers matchs. C’est ce qu’il nous reste à faire. On est un club qui a des ambitions et on doit rattraper ces trois prestations décevantes."

L’ambition, déclarée, c’est tout de même le podium.

"On a vu que le classement peut vite bouger et il ne tient qu’à nous de le faire évoluer positivement, mais il va falloir sérieusement se remettre en question pour ces trois derniers matchs. On en aura deux à domicile, il faudra absolument faire le plein."

Car terminer quatrième, c’est une autre chanson.

"On le sait bien, mais si on est là, c’est qu’on s’est mis nous-mêmes dedans. Notre saison n’a pas été constante en termes de prestations, individuellement aussi."

Vous étiez tout de même prévenus qu’Anderlecht finirait bien par avoir un sursaut d’orgueil.

"On savait que cette victoire de Malines en Coupe, avec tout ce que cela engendre, allait leur rendre l’espoir. Le Standard, cela pouvait représenter un bon tournant. On savait tout ça…"

Il y a tout de même une dynamique qui est brisée au Standard ?

"Elle est dictée par les résultats. Notre saison est trop faite de hauts et de bas, et les PO1 en sont la parfaite illustration. À nous d’encore renverser la situation."

L’extra-sportif a-t-il pris le pas avec les nombreuses rumeurs sur le groupe ?

"Je ne sais pas, mais ce que je sais, c’est que pour prester individuellement, il faut se mettre au service du collectif et si on espère viser plus haut, il faut prester et ne pas chercher d’excuses. Ce qui se passe au niveau des transferts, ce n’est pas mon boulot. C’est au club de voir quel joueur mérite de franchir une étape ou non et rebâtir de bonnes choses pour la saison prochaine."

Le Standard n’a-t-il pas trop souvent joué à la carte cette saison ?

"On a eu trop de hauts et de bas et je pense que ce n’est pas facile pour le staff de composer avec ça et de se dire, chaque semaine: On a gagné mais comment le groupe va- t-il réagir?’ En tant qu’ancien, je n’arrive pas à l’expliquer. Chaque joueur doit avoir cette envie de prester et de confirmer les bonnes prestations précédentes et ne pas s’arrêter à trois bons matchs, mais en faire davantage 30 sur une saison. C’est à ça qu’on doit arriver la saison prochaine."

Physiquement, ce groupe est-il à la peine ?

"Non, on a bien travaillé durant toute la saison à ce niveau et tout est bien contrôlé. On a tout ce qu’il faut au club, mais cela doit également continuer quand on rentre à la maison et là, je ne suis pas là pour voir ce que les joueurs font mais je pars du principe qu’on doit être prêt à chaque match."

Le point positif, pour vous, c’est ce retour sur le terrain.

"J’ai été blessé six mois et, évidemment, j’ai faim. Ce n’était pas vraiment espéré que je rejoue cette saison, mais grâce au bon travail fourni avec le kiné, j’ai réussi à revenir plus tôt que prévu."