Standard Sébastien Pocognoli était heureux de la troisième place mais veut voir le Standard franchir une étape la saison prochaine.

Un capitaine heureux. Après une saison marquée par une opération à la hanche qui l’a handicapé durant près de six mois, Sébastien Pocognoli a terminé la saison sur deux notes positives : une titularisation et une qualification européenne. Même si tout n’a pas été facile.

Sébastien, vous étiez au courant du score de l’Antwerp ?

"Oui. On a su que c’était 1-2, donc on a joué un cran au-dessus… puis, quelques minutes après, l’objectif était de ne pas encaisser. Il a fallu s’adapter mais on est contents que Bruges ait fait le travail. Genk a joué le jeu aussi, le partage est logique."

Finalement, la troisième place est acquise sur le fil. La saison est-elle réussie ?

"Je pense que la troisième place est méritée. Cela fait plaisir à tout le monde de jouer l’Europe. C’est un standing que le Standard doit toujours avoir. On doit prendre cette qualification européenne avec plaisir mais aussi avec modération car tout n’a pas été parfait et il faudra rectifier pas mal de choses pour l’an prochain."

Durant l’intersaison, votre rôle de capitaine sera important.

"Comme c’est le cas depuis deux ans. Le club a fait le choix de se baser sur des gens qui connaissent le club, un peu comme Anderlecht est en train de le faire, toutes proportions gardées. Je m’attends à un été chargé. Pour gagner des titres, il faut garder la faim et un esprit compétiteur, à domicile comme à l’extérieur. Quand on ne sait pas gagner, on doit parfois savoir ne pas perdre. On a parfois manqué de régularité sur ce point-là cette saison. On doit être plus forts individuellement et collectivement. Mais on va travailler sereinement pour franchir une étape l’année prochaine. Pour attirer des joueurs, le fait de jouer l’Europe est important. C’est une motivation pour tout le monde. Regardez Marin : il doit son transfert à l’Ajax à ses matchs européens."

À titre personnel, vous terminez la saison comme titulaire.

"Le coach m’a demandé si j’étais prêt à jouer, je l’étais. Cela me donne de l’énergie pour la suite. Mais d’abord, je vais profiter des vacances. On a quatre grosses semaines pour se rafraîchir la tête. Mentalement, c’est important de ne pas jouer le barrage. Cette coupure, tout le monde en a besoin."