Standard La carte jaune prise par Cimirot à la place de Laifis est un fait de match prépondérant.

On joue la 71e minute, Rode hérite du cuir avant d’être arrêté fautivement par Laifis. Déjà averti, et dernier homme, le Chypriote baisse la tête, conscient que la sentence sera irrévocable. S’en suit un cafouillage qui débouchera sur… un avertissement pour Cimirot.

L’arbitre slovène de la rencontre, M. Jug, a perdu le fil. Son assistant ne peut l’aider et l’homme en noir, de bleu vêtu jeudi, s’en remet à la bonne foi du Bosnien Cimirot qui prend pour lui la faute commise par Laifis au grand dam des Allemands qui n’en reviennent pas.

"Je n’ai jamais été aussi fâché après un match, la défaite n’est pas méritée. C’est rageant car Laifis aurait dû être exclu", pestait le coach allemand, Adolf Hütter. Assis juste à côté de son homologue, Michel Preud’homme dressait un autre portrait de ce fait de match capital.

"Sur le banc, on se posait la question de savoir pourquoi ça prenait du temps. On pensait que l’arbitre hésitait entre siffler une faute pour nous car le joueur de Francfort avait joué au sol ou une faute pour eux. Mais apparemment, il réfléchissait pour savoir qui avertir et il y aurait eu erreur. Mais il y avait eu erreur juste avant, donc dans l’absolu je pense que c’est juste."

Du côté des joueurs, on reconnaissait clairement avoir joué de chance jeudi soir.

"Parfois, tu as besoin de ce brin de chance… Dommage que ça ne nous arrive pas à l’extérieur. Kostas fait la faute, c’est comme ça. L’arbitre se trompe et heureusement qu’il n’y a pas le VAR", assurait Mpoku qui soulignait ensuite la prestation d’ensemble. "On ne doit pas non plus résumer le match à ça car on a tous fait un gros match."

Renaud Emond, lui aussi, se demandait ce qui se passait. "On s’est demandé ce qui se passait car c’était très long. On voyait les arbitres parler, ils semblaient perdus. Ensuite, Gojko a parlé avec l’arbitre, dans la même langue, ce qui a peut-être aidé. Il y a eu de l’hésitation et tant mieux pour nous."

Proche de la phase, Nicolas Gavory reconnaissait avoir eu peur. "Au moment de la faute, oui, j’ai peur que Kostas soit exclu car cela aurait été un gros coup sur la tête."

Enfin, décisif dans les derniers instants, Obbi Oulare mettait en avant l’état d’esprit de Gojko Cimirot. "À la base, il y avait faute pour nous. On n’en a pas parlé mais je l’ai vue depuis le banc. J’ai prié très fort. J’étais content que le VAR ne soit pas là, sinon on était foutus. Cimirot se sacrifie. C’est la preuve qu’on est là les uns pour les autres. Ils ont tous été autour de l’arbitre et ils l’ont un peu embrouillé. Ça a marché."