Lors de l’annonce du changement d’entraîneur, on avait senti un certain malaise chez Jean-François de Sart. Notamment parce que, comme lors du choix de Ron Jans, il n’avait pas été consulté.

"L’entraîneur de l’équipe première est un poste clé donc c’est normal qu’il soit désigné par le président", commente JFDS.

Mais il n’est pas normal de ne pas impliquer le directeur sportif.

"C’est vrai qu’on aurait pu me demander mon avis."

Vous êtes également peu consulté pour les transferts alors que c’est la mission première d’un directeur sportif.


"Au Standard, on travaille différemment. Je gère certaines tâches, le président en gère d’autres. Je suis par exemple fort impliqué au niveau des jeunes, pour le recrutement, les prolongations de contrat, etc. J’ai aussi repris des tâches auparavant dévolues à Pierre François."


Dudu Dahan semble avoir plus d’influence que vous auprès du président.


"Non. Il est agent, c’est différent."

Vous avez songé à partir. Par exemple à l’aile francophone de l’Union belge.


  "L’Union belge m’a contacté. J’ai écouté ce qu’on avait à me proposer, mais c’est tout. Et Roland Duchâtelet était au courant."

Donc le président est d’accord de vous laisser partir si c’est votre souhait ?

  "On n’en est pas là. J’ai encore un an de contrat au Standard."

Officiellement, le club est à vendre. Cela vous incite d’autant plus à partir ?


"On a tous été surpris par cette annonce. Mais je ne suis pas inquiet pour autant. Je suis dans le milieu depuis assez longtemps pour savoir que la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain."