Le Standard veut acter sa qualif’ pour les PO1 au Cercle et se rassurer à l’extérieur.

Il y a encore un mois, après la victoire face à Anderlecht, tout allait parfaitement bien au Standard. Et les PO1 semblaient tendre les bras aux Liégeois.

Mais depuis lors, une défaite à Genk, une victoire contre Lokeren, une défaite à Gand et un partage contre Mouscron sont passés par là. Quatre points sur douze qui ont mis en lumière les manquements du Standard actuel.

"Je dirais que nous sommes naïfs", résumait Michel Preud’homme ce vendredi en conférence de presse. "Nous voulons toujours pratiquer un football propre, positif, quel que soit le résultat. Prenons l’exemple du but concédé face à Mouscron : Cimirot est allé presser le gardien adverse et nous avons encaissé en contre-attaque, au lieu de fermer la boutique. La volonté d’aller marquer un deuxième but est évidemment positive mais on doit parvenir à trouver un équilibre. Quand je regarde les matchs des autres grandes équipes du championnat, elles n’ont pas peur, à certains moments, de défendre à dix devant leur rectangle. On doit être capable de le faire aussi, mais c’est un apprentissage."

Qui est finalement assez logique. "Devenir une équipe performante et dominante, conformément à notre optique, ne se fait pas sans casser des œufs. C’est nécessaire pour évoluer. Mais parfois, il faut être capable de reculer pour continuer à mieux avancer. Nous ne sommes pas encore capables de faire la même chose à domicile et à l’extérieur. Donc notre évolution, cela passe peut-être par le fait d’envisager les déplacements différemment."

La rencontre à Bruges pourrait donc être une manière de mettre en place des choses qui seront amenées à se répéter durant les PO1, même si un déplacement peut difficilement être comparable à un déplacement à Genk ou Gand. "Mais cela reste traditionnellement une équipe très difficile à jouer chez elle." Où le Standard aura un objectif : se qualifier, enfin, pour les PO1.