Des clubs de Pro League mettent la pression, réunion d’urgence ce vendredi pour garantir le maximum de sécurité.

Il y a des années que des voix s’élèvent pour critiquer le Standard en ce qui concerne la gestion de ses supporters. Le club est accusé de ne pas réussir à gérer ceux qui provoquent des incidents, à Sclessin et dans les autres stades de D1.

Comme le rappelait la direction après les débordements à Charleroi-Standard, d’une part le message adressé dimanche soir après l’interruption a porté ses fruits, d’autre part il n’y a plus eu d’incidents à Sclessin depuis l’arrivée de Bruno Venanzi.

Mais cela ne l’a pas empêché de prendre une mesure sans précédent en Belgique : ne plus vendre de tickets à ses supporters pour les marches en déplacement jusqu’à la fin de la phase classique au moins.

Cela a engendré une vague de mécontentement au sein des supporters rouches : ils sont nombreux à ne pas comprendre pourquoi ils sont sanctionnés alors qu’ils n’ont ni participé, ni cautionné les débordements.

Mais cela a aussi fâché certains clubs de Pro League où le Standard doit se rendre d’ici la fin de la phase classique. La raison ? Ils craignent que des supporters rouches leur achètent des tickets (contrairement au Standard, les autres clubs de D1 ne se sont pas dotés d’outils pour éviter ce problème…), qu’ils infiltrent les supporters locaux avec le risque que cela comporte.

Inutile de rappeler les sanctions qui attendent les clubs dont les supporters (vrais ou infiltrés) jettent des projectiles sur le terrain.

Ces clubs ont fait part de leurs inquiétudes à laPro League et mettent la pression pour que le Standard vende quand même des places à ses supporters pour les matches en déplacement.

Alors qu’elle reproche au Standard de ne pas être assez sévère avec ses supporters, l’instance dirigeante a décidé d’organiser une réunion d’urgence ce vendredi à Saint-Trond avec Bruno Venanzi, Patrick Janssens (directeur de Genk) et Philippe Bormans (manager de Saint-Trond). La police a aussi été conviée.

"La Pro League doit relever avec ses clubs le défi qui nous est posé. À savoir appliquer les règlements qui ont été approuvés pour les incidents du passé et trouver les solutions pour l’avenir qui autant que possible garantissent tout à la fois la sécurité de tous, le respect du fair play essentiel au football et la présence en masse de supporters des deux équipes", a déclaré Pierre François.