Benito Raman ne veut pas entendre d’un quelconque manque de qualité au Standard.

Lorsqu’il se présente face à la presse, les joueurs semblent presque s’excuser de sortir tout le temps les mêmes réponses. Il faut dire que, semaine après semaines, les mêmes maux sont relevés. Un constat que Benito Raman ne peut contredire.

Que pouvez-vous dire après cette nouvelle contre-performance ?

"Prendre, deux semaines de suite, un but à la dernière seconde du temps additionnel, cela fait mal. Il n’y a pas grand-chose à dire, si ce n’est que nous avons trop reculé lorsque nous avons mené au score. C’était encore la même situation face à Saint-Trond, avec un épilogue identique."

Avez-vous le sentiment que cette équipe a peur de gagner ?

"Nous avons livré une prestation d’ensemble de meilleure qualité qu’à Mouscron ou au Lierse. Il y a peut-être un petit problème dans les têtes mais on ne peut pas évoquer un quelconque manque d’envie. Si tel avait été le cas, nous ne serions jamais revenus au score aussi rapidement. Il faut dire aussi que le ballon tombe toujours bien pour notre adversaire. Ce soir, l’Union n’a pas eu mille occasions mais il a suffi d’une longue balle pour que cela tombe dans le mauvais sens pour nous."

Comment était l’ambiance dans le vestiaire ?

"Tout le monde était déçu, naturellement. C’est normal après avoir gagné un seul de nos quinze derniers matches. Mais nous savons que nous devons travailler encore plus pour stopper cette spirale négative."

Prendre deux points sur neuf durant ces playoffs est un échec. Est-ce dû tout simplement à un manque de qualité ?

"Aujourd’hui, tout le monde dit que nous sommes mauvais et développons du mauvais football. Mais nous sommes toujours l’équipe qui a gagné au Panathinaikos, pris un point au Celta Vigo et joué un bon match à l’Ajax."

L’entraîneur est donc responsable ?

"Tout le monde porte une part de responsabilité dans une telle situation. Le coach nous motive avant chaque rencontre mais ce n’est pas lui qui est sur le terrain. C’est trop facile de rejeter toute la faute sur sa seule personne. Je pense qu’il s’agit juste d’une mauvaise période qui dure depuis trop longtemps."

Ambitionnez-vous encore de gagner ces playoffs 2 ?

"Oui, bien entendu. Il reste sept matches, tout peut encore se passer. Je pense que cela se jouera entre Malines et nous mais ce n’est pas pour autant que le match de la semaine prochaine sera décisif."


Charles Morren: "Nous grandissons"

Accaparés par leurs nombreux supporters, les Unionistes ont pris le temps pour rentrer dans les vestiaires. L’égalisation survenue dans les dernières secondes venait récompenser une prestation de haut vol face à des Liégeois, c’est vrai, malades. Auteur du but qui enflamma le stade Roi Baudouin, Pietro Perdichizzi était tout sourire.

"Quel sentiment m’a envahi quand j’ai vu le ballon franchir la ligne ? Une immense joie indescriptible. Je n’exagère pas en disant que nous méritions amplement ce partage après le très bon match que nous avons signé."

Du côté de Charles Morren, le capitaine, on voulait souligner la manière avec laquelle l’Union avait abordé le match.

"C’est vrai que l’on pouvait légitimement se demander comment nous allions réagir devant un public comme nous n’en avions jamais eu, mais nous avons très bien abordé la première demi-heure. Nous aurions pu doubler notre avantage et peut-être qu’alors, c’eût été un autre match. Nous offrons deux erreurs que l’adversaire exploite ensuite, et là, on voit que nous avons encore des progrès à faire en terme de réalisme, comme nous l’a montré le Standard, mais nous grandissons dans ces playoffs à chaque match. Nous accumulons de l’expérience pour poursuivre notre petit bonhomme de chemin. Bien sûr, nous nous prenons au jeu avec ette première place. Même sans enjeu, nous continuerons de nous battre à chaque match pour la conserver le plus longtemps possible. Ces playoffs 2 sont vraiment la cerise sur le gâteau de notre saison."

Du côté de Marc Grosjean, la satisfaction était évidemment de mise.

"Si nous n’étions pas revenus au score, j’aurais été très déçu. Je tire mon chapeau à mes joueurs qui ont, une nouvelle fois, signé une belle prestation. J’aimerais aussi qu’on arrête de dire que nous sommes les Petit Poucet, que nos adversaires sont démotivés. Je suis vexé d’entendre ce genre de remarque car avant de dire cela, il faut analyser le jeu que nous proposons. Nous ne nous contentons pas de balancer de longs ballons vers l’avant, nous construisons le jeu, nous allons de l’avant et nous en sommes récompensés. À nous de poursuivre dans cette voie…"


Merveille Bokadi:  "Je n’étais pas nerveux"

Arrivé tard cet hiver à Sclessin, Merveille Bokadi a enfin pu disputer ses premières minutes. "J’ai appris samedi que j’allais jouer. Je voulais être à fond du début à la fin. Cette titularisation n’était pas une surprise car je m’entraîne dur depuis mon arrivée" , a commenté le médian défensif qui a été mis en confiance par son entraîneur. "Il m’a demandé d’être présent dans l’impact physique et de jouer mon jeu simplement. Il fallait que je reste solide." Malgré la situation délicate que le club traverse, le Congolais n’a pas eu froid aux yeux. "Je n’étais pas stressé. C’est dur pour nous mais on doit se relever." Associé à Marin, Bokadi a vite trouvé ses marques auprès du Roumain. "C’est simple de jouer avec lui. Moi, je devais aller dans les duels et rester davantage devant la défense tandis que Marin était plus offensif."