L’entraîneur du Standard englobait tous ses joueurs dans le même éloge

LIEGE Mircea Rednic n’avait aucune raison, hier après-midi, de faire la fine bouche.

L’entraîneur du Standard ne nourrissait d’ailleurs aucune intention de minimiser les mérites de ses joueurs: “On travaille les phases arrêtées depuis... le début mais jamais elles ne nous ont rapporté autant ! se réjouissait-il. La victoire me comble. Nous avons livré une excellente prestation en déplacement et nous n’avons surtout pas répété les erreurs que nous avions commises à Sclessin dans la phase classique. Si l’on excepte la tentative de Bacca, nous n’avons pas vraiment souffert. Nous sommes bien restés dans notre moitié de terrain et nous avons, très lucidement, attiré le Club Bruges, sans lui ménager le moindre espace, sans lui offrir des solutions d’infiltration. Je veux féliciter tout le groupe pour le travail presté. Chacun, dans chaque secteur de jeu, a réussi la mission qui lui avait été assignée.”

Mircea Rednic n’a pas l’habitude de disséquer publiquement les prestations de ses joueurs. Pour répondre à une question, il évoqua toutefois fugacement le cas Batshuayi: “Dès que je suis arrivé au Standard, j’ai cru en Michy. Mais il est jeune. Il commet encore des erreurs. Samedi, il ignorait toujours qu’il entamerait ce match. Je ne l’ai avisé de sa titularisation que dimanche. Je crois qu’il a compris le message que je lui ai fait passer.”

Juan-Carlos Garrido ne contestait pas la victoire du Standard : “J’ai apprécié notre longue entrée en matière. Jusqu’au premier but, nous avions le contrôle du match, face à un Standard qui occupait bien ses positions défensives. Malheureusement, notre défense, qui avait administré de nombreux gages de sa solidité lors des matches précédents, s’est rendue coupable de deux fautes aussi grossières que stupides dues, peut-être, à des distractions tout aussi blâmables.”

L’entraîneur espagnol convenait, aussi, qu’il avait pris un certain risque en alignant Vas- quez : “Victor souffrait de la han- che. Mais, pour ce qu’il peut apporter sur le plan de la créativité, Bruges ne peut pas se passer d’un Vazquez même diminué.”

Fidèle à son habitude, Mircea Rednic ne s’appesantissait pas sur cette victoire: “Je pense déjà à Anderlecht. On sait ce qu’un choc contre le Sporting bruxellois représente pour le Standard.”

© La Dernière Heure 2013