Après un départ avorté à l’Antwerp le 31 août et une indisponibilité de six semaines, Réginal Goreux, le fidèle serviteur, est prêt à reprendre du service.

"J’entame ma 20e saison au Standard. À titre personnel, cela peut être une saison riche en émotions. J’espère jouer le plus possible mais l’objectif numéro 1, c’est les PO1 . On doit être dans le wagon de tête dès le départ. " Ces paroles, lancées avec l’optimisme qu’on lui connaît, sont signées Réginal Goreux et datent du 20 juillet.

Trois mois plus tard, l’eau a coulé sous les ponts et Réginal Goreux compte 90 minutes de temps de jeu tandis que le Standard présente un bilan de 12 points sur 30. L’international haïtien, seul joueur du groupe à avoir été champion au Standard (2008 et 2009), a même failli quitter le navire lors du dernier jour du mercato estival.

Le 31 août dernier , Reginal Goreux était assis dans le bureau de Lucien D’Onofrio à l’Antwerp. "Pourquoi cela ne s’est pas fait ? Pour des détails qui resteront entre Lucien et moi " , précise le latéral droit. Concrètement, Goreux, qui arrivera en fin de contrat en juin (le Standard peut tout de même lever une option d’un an d’ici là), ne s’y retrouvait pas financièrement et ce malgré un contrat de plus longue durée qu’en bord de Meuse. Le Standardman a donc dit non à son ancien patron préférant demeurer à Sclessin.

Ce jeudi, c’est aux côtés de Ricardo Sa Pinto que Goreux se tenait pour préfacer le déplacement périlleux à Mouscron. Jusqu’à présent, tous les joueurs qui ont pris place à côté du coach avant un match l’ont ensuite débuté. "Sera-ce le cas de Régi ? On verra " , se contentait de lancer le coach. Ce dernier a-t-il souhaité la présence de Goreux afin de le remobiliser à la suite de la suspension de Pocognoli ? Pas impossible.

Car depuis le début de saison, Goreux n’a pas été épargné par la poisse. Blessé au genou durant de longues semaines, il est enfin apte au service. "Cela fait dix jours que j’ai repris avec le groupe après en avoir été écarté durant six semaines. Je ne pensais pas rester si longtemps sur la touche , précisait-il. J’ai toujours un déficit physique que l’on tente de combler après l’entraînement. "

Aujourd’hui, le fidèle serviteur du club entend bien… se mettre à son service. "Oui, j’ai hâte de retrouver la compétition car je suis ici pour aider mon club. Personnellement, je me sens bien. Je n’ai pas à me plaindre quand on voit le cadre dans lequel on évolue et surtout les ambitions qui sont revues à la hausse. "

Le Rouche le plus ancien du vestiaire sent que le vent commence à tourner. "Il se passe quelque chose. Il y a eu un déclic à tous les niveaux et une prise de conscience chez les joueurs. Durant les entraînements, on a élevé notre niveau. La préparation a été parfaite puis le début de Championnat plus compliqué. Le mercato n’a rien arrangé mais, depuis la première trêve internationale, l’église a été remise au milieu du village et les joueurs ont pris conscience de la situation dans laquelle on était et que la seule manière d’arriver à s’en sortir, ce sont des victoires. "

"En préparation, on a déjà vu la griffe Rednic"

Ce vendredi, Réginal Goreux et Paul-José Mpoku seront les seuls Standardmen actuels (Pocognoli étant suspendu) à recroiser la route de leur ancien coach, Mircea Rednic qui sera surmotivé ce vendredi. "Depuis que je suis au Standard, on est attendu partout où on se déplace" , tempère Réginal Goreux.

Pour le Liégeois, la réussite de Mouscron est en grande partie due au travail de l’entraîneur roumain. "Je ne suis pas surpris par le début de saison de Mouscron. On les a joués en préparation et on voyait déjà l’empreinte de Rednic sur le jeu mouscronnois. On connaît très bien sa manière de travailler et la confiance qu’il accorde à ses joueurs. C’est donc tout sauf une surprise de les retrouver si haut au classement."

Excepté Charleroi, personne n’a encore battu Mouscron cette saison. "Ce ne sont que des statistiques. Pour le moment, il y a un renouveau dans l’équipe et on se sent de mieux en mieux. Pour que notre avenir soit meilleur, cela passe par une victoire."