L’accrochage sur Edmilson Junior après trois minutes a beaucoup fait parler.

Et si le tournant du match s’était déroulé dès la troisième minute ? Edmilson partait seul face au but mais Matheus Borges l’accrochait juste à l’entrée du grand rectangle. L’arbitre hésitait durant de courtes secondes mais décidait de ne rien signaler. "Je ne sais pas s’il y a penalty, je n’ai pas encore eu l’occasion de revoir les images. Tout ce que je peux vous dire, c’est que je passe devant lui et puis qu’il me prend. Dommage que l’arbitre ne donne rien. Oui, je me suis un petit peu emballé après, c’était normal, mais je me suis vite remis dans mon match", disait le droitier à l’issue de la rencontre.

À ce même moment, Ricardo Sa Pinto entrait en salle de presse et lui n’avait visiblement pas digéré cette action. Dès le début de son analyse, il pointait la décision, ou plutôt l’absence de décision, de l’homme en noir. "Le penalty est clair !", commençait-il. "À chaque fois, les décisions sont contre nous. Je vais penser que c’est une coïncidence car les arbitres sont de bonnes personnes et j’ai une bonne relation avec eux mais je constate que nous devons être parfaits pour prendre les trois points. Et cette phase fait la différence car c’est très difficile de venir jouer ici."


Laszlo Bölöni, de son côté, ne préférait pas trop se mouiller. Mais il comprenait la frustration de son homologue portugais car lui aussi estime que les arbitres n’aident pas les petites équipes… "Je suis d’accord avec lui. Les arbitres ont la pression car les grandes équipes doivent retrouver les premières places. Ne vous trompez pas : le Standard fait encore partie de ces grandes équipes. Nous, nous montons simplement de deuxième division et mon équipe n’est pas habituée à gérer une carte jaune, une faute non-sifflée…"

Finalement, la vidéo aurait pu aider l’arbitre aujourd’hui mais Monsieur Van Driessche n’y avait pas droit. "J’aurais bien aimé qu’il y ait la vidéo, c’est clair. Cela aurait peut-être été l’occasion de nous donner autre chose qu’une carte rouge", remarquait ironiquement Ricardo Sa Pinto, en référence à l’exclusion d’Orlando Sa à Saint-Trond.

Maintenant, il semble quand même difficile de dire que cette phase aurait tout changé. Car il restait quand même 87 minutes à disputer…