À Sclessin, Ron Jans avait gagné le Clasico de la phase classique

LIEGE Lors de la phase classique, le Standard avait profité de la venue d’Anderlecht à Sclessin pour renouer avec la victoire après une série de quatre défaites consécutives en championnat.

“Je n’oublierai jamais ce match”, lance Ron Jans qui avait été viré, deux semaines plus tard, après une nouvelle défaite à Mons. “Je n’avais jamais vécu cela auparavant. Rien que pour ce match-là, cela valait le coup d’être au Standard. Même si c’est vrai que toute sorte de choses qui ne doivent pas arriver sont arrivées… Contre Anderlecht, nous avions montré ce qui nous avait manqué dans les autres matches : caractère, engagement, beaux buts… Bulot n’a pas marqué souvent, mais dans ce match-là il l’a fait à la perfection.”

Selon vous, les incidents ont-ils influencé le résultat ?

“Je reste persuadé que nous avons gagné ce match grâce à notre force de caractère. Et, je le répète, à ces deux buts fantastiques. Anderlecht était fâché ? Je peux le comprendre. Cette situation ne pouvait pas arriver. Mais c’est aussi difficile d’arrêter un tel match. Anderlecht avait mieux débuté et nous avions été rapidement menés. Et puis les problèmes ont commencé en tribunes. Le match avait été arrêté et nous avons su en profiter. Mais Anderlecht doit aussi s’en prendre à lui-même : il ne devait pas gaspiller toute son énergie dans ces incidents.”

Comment le Standard doit-il aborder le Clasico de ce samedi ?

“Avec la même rage que lors de ce fameux match. La force du Standard réside dans son engagement. Il s’agit de gagner, peu importe la manière. C’est comme cela que le Standard joue le mieux et je pense que c’est comme cela que le Standard va jouer ce samedi. Le public l’accepte. Surtout contre Anderlecht car l’essentiel est de gagner et le Standard n’a pas les qualités individuelles pour rivaliser footbalistiquement avec Anderlecht. Mais un match se joue aussi au caractère.”

À Bruges, le Standard a aussi misé sur l’organisation et l’engagement.

“J’ai vu ce match à la télé. On ne peut pas non plus dire que le Standard a campé devant ses 16m et que Bruges a été très dangereux. Bruges s’est plaint des fautes ? Il n’y a pas eu de sales fautes. Et Bruges a aussi joué ce jeu-là et a oublié de jouer au foot.”

Si vous étiez resté en place, le Standard serait-il à la même place aujourd’hui ?

“On ne sait pas ce qui serait arrivé, mais je pense que oui. Si on te laisse le temps de construire quelque chose, beaucoup de choses peuvent arriver… mais cela n’a pas été mon cas.”

Que peut viser le Standard ?

“Il est à sa place. Je ne pense pas qu’il peut viser mieux. Mais il reste évidemment neuf matches… Si le Standard gagne contre Anderlecht, il revient à trois points. Le Standard est capable de gagner tous les matches, mais je pense que cela n’arrivera pas. Si la logique est respectée, je vois Anderlecht être champion. Mais il n’y a pas de logique en foot…”


© La Dernière Heure 2013