Jamais dans l’histoire du Standard un Business Meeting n’aura été aussi agité. Hier soir, Sclessin était pris d’assaut par ses supporters.

Depuis plusieurs semaines, la Famille des Rouches avait programmé une manifestation anti-Duchâtelet à l’occasion du Business Meeting.

Sur le coup de 17 h, les premiers supporters arrivaient au lieu de rassemblement, à 500 m du stade. Les fans portaient tous un t-shirt, confectionné pour l’occasion, sur lequel on pouvait lire : "Duchâtelet, casse-toi !"

Plus les minutes passaient et plus le parking se remplissait. Vers 19 h, la foule se déplaçait, en cortège, vers le stade. Un char, sur lequel une banderole avait été déployée : "Notre passion n’est pas un jeu, Duchâtelet  game over",  pouvait-on lire dessus.

Une autre banderole était déployée en tête du cortège sur laquelle on pouvait lire : "Roland Duchâtelet, tu ne tueras pas notre Standard."

Sur le char, Didier Stevens, administrateur de la Famille des Rouches, prenait le micro afin de rappeler aux nombreux supporters (plus ou moins 5.000) que cette manifestation se voulait non violente et pacifique. "Il est important de rester calme et de montrer à Roland Duchâtelet que le Standard, c’est nous", lançait-il.

Sur le chemin du stade, les chants anti-Duchâtelet pleuvaient tandis que des fumigènes étaient craqués.

Une fois le cortège arrivé devant le stade, les esprits se sont malheureusement échauffés. Malgré les appels au calme de Didier Stevens et de Louis Smal, "Les gars, on n’est pas là pour casser. Restez calmes", la manifestation a dégénéré.

Il était 19h45 lorsque des supporters ont réussi à se créer une entrée à travers le grillage du stade. S’ensuivait un mouvement de foule et les supporters pénétraient un à un dans l’enceinte.

Présents en masse sur le parking de la tribune 2, les supporters ont carrément investi la tribune et même la pelouse du stade, sans toutefois qu’il y ait de dégradation.

"Ce n’est pas ce qui était prévu", précisait, dans la précipitation, Didier Stevens. Ce dernier tentait encore de calmer la foule et de rediriger les supporters en dehors du stade. "Nous n’étions pas venus pour rentrer de cette manière dans le stade", rajoutait Louis Smal.

Des supporters ayant réussi à s’introduire dans la salle VIP ont cherché à rencontrer Roland Duchâtelet, en vain. Ils ont ensuite discuté avec les joueurs et notamment Jelle Van Damme. Ce dernier, après voir offert des softs aux fans, s’est mis à chanter le traditionnel "Aux armes" avec eux. De quoi clôturer la soirée plus paisiblement. À noter également que le stade n’a subi aucune dégradation.