Installé au cœur de la défense à trois du Standard, le Brésilien n’a pas rassuré à Gand.

On l’avait quitté, dépité, après le partage spectaculaire concédé par le Standard à Courtrai (3-3) il y a 15 jours. Une rencontre qu’il avait lui-même qualifiée de "pire match" de sa carrière. On l’a retrouvé jeudi soir, installé au centre de la défense à trois mise en place par Aleksandar Jankovic. Mais une nouvelle fois, William Soares n’est pas parvenu à faire l’unanimité.

En marquage individuel sur Kalifa Coulibaly, à qui, ne l’oublions pas, il rendait 12 centimètres (1,85m contre 1,97m), le Brésilien a été à la peine. Dans le domaine aérien, il n’a pratiquement remporté aucun duel, ce qui a permis à l’international malien d’orienter le jeu à sa guise, lorsque les longs ballons de son gardien ou de sa défense lui étaient destinés.

Sur coups de pied arrêtés non plus, Soares ne s’est guère montré rassurant. Chaque corner buffalo atterrissait sur le crâne de Coulibaly, qui a fini par ouvrir le score de la sorte.

Au niveau de la relance non plus, le Brésilien, qui a aussi manqué l’une ou l’autre anticipation, ne s’est pas montré le plus impérial, tentant l’un ou l’autre dégagement acrobatique qui aurait pu porter à conséquence.

Au décompte final, si le Standard a été loin d’être catastrophique, Jankovic tirera sans doute les conclusions adéquates. Oui, les Liégeois sont capables d’évoluer dans un système à trois défenseurs. Ils l’ont prouvé en étant bien organisés à la Ghelamco Arena jeudi soir. Mais pour passer un cap dans ce dispositif, le retour de Kosanovic (pas avant fin novembre) s’impose comme une évidence…