Beaucoup de Standardmen ont payé pour la défaite contre les Campinois l’an passé.

On a un peu vite qualifié Charleroi-Standard de match de la honte. Cela donne l’impression que les joueurs du choc wallon n’ont pas été à la hauteur du rendez-vous. C’est faux. Les joueurs ont offert un beau match. Ce sont certains en tribunes qui ont de quoi être gênés de leurs actes. L’étiquette match de la honte convient nettement mieux au dernier Standard-Westerlo. Le 17 octobre 2015, les Liégeois s’étaient inclinés 1-2 à Sclessin contre les Campinois : ils avaient cédé les trois points en échange de la lanterne rouge. Hormis pour Trebel et Dossevi, ce match a été (le début de) la fin pour les Standardmen impiqués dans ce match.

Yannick Ferrera : cette défaite, dans laquelle il avait joué un rôle en laissant sur le banc des joueurs importants comme Van Damme, Knockaert ou Santini, accentuait son très mauvais départ avec le Standard. Au décompte final, cela a coûté cher avec la non-participation aux playoffs 1. Un échec atténué par la victoire en Coupe… mais qui n’a jamais été digéré par la direction. L’entraîneur a fini par sauter et est aujourd’hui à Malines.

Yohann Thuram : ce match, dans lequel il avait commis une erreur sur le 0-1, lui avait coûté sa place de titulaire. Hormis un match en PO2, il n’avait plus joué par la suite. D’où son départ l’été dernier au Havre, en Ligue 2, où il doit également se contenter d’un statut de réserviste.

Martin Milec : titulaire régulier jusqu’au match contre Westerlo (qui était arrivé au même moment que le retour de Goreux), il avait dû se contenter d’un rôle de remplaçant les quatres matches suivants avant de carrément sauter de la sélection pendant deux matches. Il n’a jamais récupéré sa place et a quitté le Standard en janvier pour Roda, où il est titulaire.

Jorge Teixeira : le défenseur portugais n’a pas directement fait les frais de la défaite contre Westerlo. Mais un peu à la surprise générale, il a quitté le Standard au mercato hivernal suivant. Pour Charlton, où il s’est rapidement imposé avant de disparaître de la circulation. Un des plus gros gâchis de ces dernières années car il avait le niveau et la mentalité du Standard.

Dino Arslanagic : il revenait dans le onze après deux matches à l’écart et il avait été confirmé le match suivant à Charleroi avec un but à la clé. Ce qui lui a coûté sa place, c’est le retour de blessure de Scholz. Réserviste depuis de longs mois, il devrait partir en janvier.

Darwin Andrade : comme Milec, mais sans l’influence de l’arrivée de Goreux, le Colombien a fait les frais de la défaite contre Westerlo. Pour quatre des cinq matches suivants, il n’avait pas été repris. Il a passé quasi tout le reste de la saison sur le banc. Il était revenu dans le coup cette saison mais sa suspension de quatre mois l’a stoppé net.

Julien De Sart : après ce match, il a vu son temps de jeu fondre comme neige au soleil. Quelques bouts de matches mais surtout énormément de non-sélections au point de quitter son club formateur en janvier. Il est désormais à Boro, où il poursuit son apprentissage en espérant recevoir un temps de jeu.

Beni Badibanga : les attentes étaient grandes, mais il n’a jamais eu l’occasion de confirmer. Il doit se contenter d’un statut de joker, mais ses performances ne lui permettent pas de revendiquer davantage.

Benjamin Tetteh : il avait inscrit le seul but rouche lors de ce match mais dire qu’il avait sauvé l’honneur rouche serait inapproprié. Il avait tout de même été l’éclaircie dans la grisaille. Mais cela rimait avec feu de paille. Il n’a quasi pas joué et a été prêté à Slovacko, en République tchèque, où il est à tour de rôle titulaire puis réserviste.

Mohamed Yattara : il ne s’est jamais imposé. Il a reçu sa chance avec Ferrera mais n’a jamais été à la hauteur des espérances (et des efforts financiers) placés en lui par le Standard. Il est aussi parti en janvier en prêt pour avoir du temps de jeu à Angers. Il est revenu mais ne fait plus partie des plans.