On nous l’avait présenté franc et direct. Nous n’avons pas été déçus. En retrouvant Sclessin 12 ans après l’avoir découvert, sous les couleurs de Liverpool au 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions, Steven Gerrard a confirmé sa réputation faite en Écosse. En étant direct. À commencer par les près de six ans d'invincibilité des Rouches à domicile en Europe, qu'il a évoqués sans détour.

“Ce serait une sacrée victoire de mettre fin à ce bilan et il faudra qu’on soit à notre meilleur niveau pour y parvenir. Ils pressent très haut, très fort et ont beaucoup de joueurs de talent. Ils sont en forme sur les dix derniers matchs, ce sera un fameux challenge.”

Et le jeune coach de poursuivre les éloges envers son futur adversaire.

"J’ai joué ici une fois. C’est un endroit fantastique, un stade et une ambiance extraordinaires. C’est donc une bonne chose qu’il y aura des supporters, même en petit nombre. Ce n’est pas un désavantage pour nous et on se réjouit de pouvoir rejouer devant quelques milliers de supporters. Espérons qu’on puisse avancer dans la même direction en Écosse.”

“En tant que coach, on est parano avec le Covid”

Déjà au fait des trois cas de coronavirus dans l’effectif du matricule 16 (Raskin, Balikwisha et Sissako), Stevie G a laissé transparaître une forme crainte. “Je n’ai pas peur pour mes joueurs juste avec cette information mais de manière générale. En tant que coach il y a une paranoïa avec le virus, comme pour tout le monde. On souhaite que tous les joueurs qui ont le virus se remettent bien et rapidement.”

Quant aux conséquences sportives, ces trois cas pourraient permettre aux Rouches de brouiller les cartes. “L’équipe à laquelle on pouvait s’attendre au coup d’envoi ne sera sûrement pas la même et on devra s’adapter ”, ponctue le coach.

Ianis Hagi : "J'ai un peu parlé avec Razvan"

Le Roumain a retrouvé le sourire. Après une période compliquée à Genk, il s'épanouit aux Rangers mais ne souhaite pas commenter son aventure dans le Limbourg. Durant laquelle il avait pu découvrir Sclessin lors d'une défaite 1-0 la saison passée.

"L'ambiance était très bonne. Le Standard est une très bonne équipe, surtout à domicile. Ce sera différent demain avec un stade peu rempli mais je m’attends quand même à un match compliqué. Ce n'est pas pour rien qu'ils sont en Coupe d'Europe. On est prêt."

Et quand on lui demande s'il a été tuyauté par son pote Razvan Marin, il opine. "J'ai parlé avec lui, oui (sourire). Mais je sais de moi-même ce que le Standard représente."