Le club ne comprend pas pourquoi cette décision a été rendue 1h30 avant un match capital.

Jeudi soir à Vigo, c’était la soupe à la grimace du côté des officiels rouches avant le coup d’envoi à l’annonce de la décision du Tribunal Arbitral du Sport (le TAS) de suspendre Darwin Andrade pour quatre mois avec effet immédiat. Le club, s’il respecte la décision finale, regrette tout de même le timing de son annonce.

"Envoyer une telle décision à 17 heures, un jour de match européen décisif, c’est surréaliste", précise Pierre Locht, directeur juridique du Standard. "Le TAS a envoyé sa décision à la Fifa et à l’avocat du joueur qui n’a apparemment pas été très réactif puisqu’il ne nous a pas prévenus. J’ai dès lors reçu un appel de la Fifa me précisant que la décision du TAS venait d’être rendue et que notre joueur ne pouvait jouer à Vigo. Dans un premier temps, vu la proximité avec le début de la rencontre, on était dans l’expectative et il était question, pour nous, que Darwin joue."

Mais après concertation rapide avec des membres de la Fifa, il a bien fallu se rendre à l’évidence. "Les décisions du TAS sont d’application immédiate, nous a-t-on dit du côté de la Fifa, qui a encore eu un contact avec le TAS afin de connaître leur décision qui était irrévocable. Nous étions dès lors pieds et poings liés. Suspendre un joueur à 90 minutes d’un match, je pense que c’est sans précédent. Malheureusement, le TAS envoie ses décisions quand bon lui semble."

Autre conséquence, Aleksandar Jankovic n’a pas pu remplacer le Colombien sur la feuille de match par le jeune Lavalée, à la base 19e. Pire, le règlement prévoyait qu’il ne pouvait procéder qu’à deux remplacements.

"L’UEFA était embêtée car, en dépit du fait qu’il s’agissait d’une décision de la Fifa avalisée par le TAS, le règlement de l’UEFA précisait que le changement de dernière minute de Fiore pour Andrade était considéré comme un des trois remplacements."

Finalement, après réunion avec l’UEFA et le Celta Vigo, trois changements ont été autorisés. "Je n’ai pas osé prendre le risque d’effectuer un troisième changement en fin de match", nous confiait le coach à l’issue du match.