Trois défaites en trois matches et des prestations indignes du statut du club : c’est la crise au Standard. Et le torchon brûle entre le club et ses supporters. Durant la rencontre perdue face à Malines vendredi soir, les leaders des groupes d’animation sont montés sur le terrain en coordination avec le club, pour éviter un envahissement de terrain de toute la tribune visiteuse. Objectif : aller secouer (au propre comme au figuré…) des joueurs totalement absents de la rencontre. Si à la base, l’idée était que les représentants des supporters viennent s’adresser aux joueurs hors caméra, dans le vestiaire, les Rouches sont remontés sur la pelouse un peu plus rapidement que prévu et la confrontation a donc eu lieu sur le terrain, aux yeux de tout le monde.

Un incident, combiné aux jets de balle de tennis en première période, qui ne restera pas sans suite puisque la police malinoise a annoncé avoir dressé plusieurs procès-verbaux, qui conduiront probablement à des interdictions de stade. Et cela coûtera également au moins 25 000 euros au Standard puisque le match a été interrompu durant une dizaine de minutes, comme le stipule le règlement fédéral de l’Union belge en pareil cas.

Après la rencontre, il a rapidement fait état que la réception des joueurs à l’Académie, sur les hauteurs du Sart-Tilman, allait être chaude. Il n’en a finalement rien été (même si certains supporters auraient tout de même enjambé les grilles pour badigeonner les voitures des joueurs d’huile…). Une vingtaine de policiers présents sur place ont barré la route en amont pour éviter que les supporters puissent avoir accès à l’entrée du centre d’entraînement. Plus d’une cinquantaine de fans en colère a été recensée, avec fumigènes et banderoles à la clé.

Mais les joueurs, eux, ne sont jamais arrivés. Après discussion avec la police, ils ont été débarqués à Hognoul où leurs familles sont venues les chercher. La confrontation a donc, cette fois, été évitée. Mais cela n’empêchera pas le climat de rester bouillant dans les prochains jours, avec un Mbaye Leye plus que jamais sur la sellette.