Ce mardi, sur DH.be, l’agent de Yohann Thuram rappelait qu’il y avait un accord avec Troyes, que le problème d’agents était réglé et que le gardien voulait vraiment venir, Jean-Marc Goiran concluait en annonçant qu’il n’attendait plus qu’une invitation à Sclessin pour tenter de conclure le dossier. Mais son appel du pied est resté lettre morte : Roland Duchâtelet, le président et décideur rouche, n’a pas réagi. Ni pour dire que Thuram l’intéressait toujours, ni pour officialiser qu’il avait abandonné cette piste.

Officialiser car l’agent de Thuram avait déjà appris par Dudu Dahan, l’agent mandaté par le Standard dans ce dossier (et dans bien d’autres…), que Roland Duchâtelet avait délaissé la piste Thuram car il était passé sur "un autre dossier prioritaire".

La piste Thuram semble donc bel et bien éteinte. Mais quel dossier jouable pour la direction rouche pouvait être plus intéressant que celui de Thuram, l’un des meilleurs gardiens de Ligue 1 la saison passée (donc une grosse plus-value sportive) et pas cher (ni en salaire, ni en indemnité de transfert) qui plus est (donc avec une grosse plus-value possible) ? Les supporters rouches connaissent déjà la réponse : Sinan Bolat !

La rumeur circulait depuis un long moment, notamment parce que le gardien de 24 ans, libre depuis l’échéance de son contrat au Standard le 30 juin dernier, est toujours sans club à quelques jours de la reprise dans la plupart des championnats. Mais hier, il ne s’agissait plus d’une rumeur : plusieurs sources nous ont confirmé que le dossier, a priori irréalisable vu le clash de la saison passée, avait bel et bien des chances d’aboutir.

Comment expliquer ce revirement de situation ? Roland Duchâtelet y verrait une occasion en or de frapper un nouveau grand coup : après avoir prolongé Vainqueur, Batshuayi et Ezekiel, ce serait en quelque sorte la cerise sur le gâteau. Auprès des supporters, notamment, pour qui Sinan Bolat reste une icône. Mais aussi sportivement : même si l’international turc reste sur plus d’un an sans jouer suite à sa blessure puis suite à sa mise à l’écart par Roland Duchâtelet, il avait retrouvé le niveau pour jouer au deuxième tour. Et enfin financièrement : pas d’indemnité de transfert à payer, tout au plus une prime à la signature. Et un salaire qui ne poserait plus problème vu la nouvelle politique du président rouche

D’autant qu’il ne faudrait pas l’assumer éternellement, le but de Sinan Bolat étant de se relancer un an dans un club qu’il connaît par cœur, où il est très apprécié du public, où il aura l’occasion de se mettre en évidence sur la scène européenne et du coup de relancer l’intérêt de clubs plus huppés mais aujourd’hui méfiants. À suivre !