Ce dimanche contre Zulte Waregem, le capitaine jouera son 100e match avec le Standard.

C’est un cap que les vrais mercenaires du foot ne peuvent pas atteindre. Pour arriver à jouer 100 matches pour un club, il faut y passer plus qu’une, voire deux saisons. S’il joue - et il jouera - contre Zulte Waregem ce dimanche, Adrien Trebel jouera son 100e match pour le Standard, toutes compétitions confondues : le capitaine rouche a pris part à 75 matches de championnat, 8 matches de Coupe de Belgique, 15 de Coupe d’Europe et il a joué 1 Supercoupe de Belgique.

Ce qui ressort de ses statistiques, c’est qu’il est très régulier. En deux ans et demi passés en bord de Meuse, il n’a raté que 21 des 120 matches disputés par le Standard. Dont quatre rien que sur les playoffs 2 la saison passée. Les autres fois, c’était pour des petits bobos ou suspensions (il a pris 24 jaunes et 1 rouge pour deux avertissements dans le même match).

Plus marquant encore : quand il joue, il est quasiment toujours titulaire. Sur ses 99 premiers matches, il compte… 98 titularisations ! La seule fois où il est monté au jeu, c’était lors d’un déplacement à Genk en novembre 2014.

En termes d’efficacité, Trebel ne présente pas des chiffres impressionnants : 9 buts et 13 assists. Mais il convient de rappeler qu’il a rarement joué à son poste de prédilection, c’est-à-dire en 8. On l’a plus souvent vu évoluer comme n°6 avec pour mission de combler les trous et de récupérer le ballon.

"Je ne savais pas que j’arrivais au cap des 100 matches avec le Standard", nous confie Adrien Trebel, qui avait déjà atteint ce cap avec Nantes, son club formateur (103 matches). "C’est une nouvelle preuve que c’est un club auquel je dois énormément. L’ancienne direction et l’actuelle m’ont fait confiance et m’ont donné beaucoup de responsabilités. Je dois aussi beaucoup aux supporters. Il y a eu des bons moments, des moins bons. Il y a des matches où je n’ai pas été bon. Mais on ne pourra pas me retirer le fait que je me donne toujours, que je fais toujours les efforts. On loupe tous des choses mais le principal, c’est de ne pas se cacher, de continuer à oser."

Le capitaine rouche pourrait-il atteindre le cap des 200 matches avec le Standard ? "Cela va être compliqué. Je suis bien au Standard, mais j’ai encore envie d’évoluer et de continuer à progresser."

Son maillot préféré : “Celui de mon premier match, contre le Zenit”

“Le maillot du Standard que j’ai préféré, c’est celui de mon premier match. C’était en Ligue des Champions contre le Zenit. Entendre l’hymne, avec l’écusson, cela fait toujours plaisir même si le maillot de la signature reste un gros souvenir. En revanche, je ne suis pas fan du maillot d’ Europa League cette saison. Pour revenir à mon premier match, je me souviens que c’est Mehdi (Carcela) qui m’avait annoncé que j’allais jouer. Je revenais de deux mois et demi de blessure suite à une entorse du genou. Deux jours avant le match, le coach avait dit à Mehdi : “Je pense qu’il est prêt.” Mehdi avait confirmé. Et le coach lui avait dit de me prévenir que je commençais.”

Ses buts préférés : “Contre Genk”

“Le plus beau, c’était celui contre Genk en demi-finale. Je l’avais inscrit avec mon mauvais pied. Cela m’avait fait plaisir car on me disait que je ne marquerais jamais d’aussi loin. Le but le plus important, c’était encore contre Genk, au match retour. Du droit aussi. Cela nous avait permis de revenir à 1-1; cela changeait tout.”

Le coéquipier : Mehdi Carcela

“Le coéquipier qui m’a le plus marqué au Standard, c’est Mehdi (Carcela). Je ne dis pas cela seulement parce que c’est mon pote. Mais parce que c’était le meilleur et pour tout ce qu’il a fait pour moi. Je le dis avec beaucoup d’émotion car cela n’a pas de prix tout ce qu’il a fait. Je ne pense pas que beaucoup de personnes auraient fait la même chose. Lui et toute sa famille, je ne les remercierai jamais assez. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est en partie grâce à eux.”

Meilleurs / Pires moments :  “Signer au Standard m’a relancé”

“Le premier, c’est quand j’ai signé mon premier contrat au Standard. Car cela m’avait relancé. Puis il y a eu l’accueil de Mehdi Carcela, qui a facilité mon intégration. J’ai aussi été touché par la chanson que les supporters ont faite sur moi. Puis il y a évidemment la victoire en Coupe de Belgique. Ma plus grosse déception : ne pas jouer les PO1 , cela a été dur à encaisser. On a sauvé la saison en gagnant la Coupe mais jouer les PO2 ou les PO1 , cela n’a rien à voir…”