Si on se fie aux statistiques, dans le système de poules, désormais en vigueur en Coupe Uefa, deux victoires sont, pour un club, quasiment synonymes de qualification pour les seizièmes de finale de cette épreuve. Après une sortie, le Standard a donc déjà accompli la moitié du chemin qui le mènerait vers un premier paradis européen. Est-ce à écrire que c'est ce soir, déjà, qu'il doit veiller à parcourir la seconde moitié ? Si les circonstances, en cours de match, se prêtent à cette éventualité, il est évident que les Liégeois doivent en profiter pour, alors, recevoir la Sampdoria Gênes, à Sclessin, mercredi prochain, en totale décontraction. Mais, attention, ne nous fions pas au bilan actuel du Partizan dont les deux échecs en autant d'apparitions ne témoignent en rien du potentiel technique et surtout offensif de cette équipe. Comme nombre de formations slaves, le leader du championnat serbe alterne le bon avec le moins bon, ce qui explique, avec aussi un manque d'expérience, ses deux premiers revers dans cette Coupe Uefa. Reste qu'à domicile, d'autant qu'ils doivent, eux, impérativement s'imposer, les compatriotes de Milan Jovanovic sont, répétons-le, parfaitement capables de faire très mal à cette équipe du Standard qui aurait tort de ne pas placer ce duel au niveau de ceux disputés à Liverpool et à Everton. Deux matches qu'ils devraient d'ailleurs plutôt prendre pour exemple, surtout sur un plan tactique, en témoignant ce soir à Belgrade de la même mentalité collective que celle affichée par deux fois du côté de Liverpool. Car à ce niveau de la compétition, s'il est appréciable de pouvoir s'appuyer sur quelques fortes individualités susceptibles d'exploiter la plus petite des opportunités, c'est avant tout la solidarité, tant sur le plan défensif qu'offensif, qui forge par priorité un bon résultat. On l'a d'ailleurs encore vérifié face à Séville qui n'aurait pas été étranglé comme il l'a été si le Standard, ce soir-là, n'avait pas prioritairement livré une grande prestation collective, avec des attaquants qui revenaient défendre et des défenseurs qui n'hésitaient pas à attaquer. Ce football moderne dont le Standard est devenu un adepte, surtout sur la scène européenne, on espère donc le retrouver sur la pelouse du Partizan, ce qui signifierait que l'équipe de Bölöni a définitivement passé un cap, et pas n'importe lequel...



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