Le Standard a mis fin à sa collaboration avec son conseiller sportif suite à son interview dans nos éditions de ce lundi.

Daniel Van Buyten

Un conseiller pas écouté

Ce lundi, Daniel Van Buyten est donc devenu le septième employé du club à plier bagage depuis l’arrivée de Bruno Venanzi à la présidence. Une décision devenue inévitable depuis que l’homme fort liégeois ne prêtait plus suffisamment attention aux différents conseils de l’ancien international. "Si je ne suis plus écouté, pourquoi continuer ?", s’interrogeait-il dans nos colonnes, hier. Ses divergences de vue avec Olivier Renard, notamment au niveau de la gestion des jeunes ou de la politique de recrutement ont fini par l’isoler, à un point tel qu’il n’était pas au courant du licenciement d’Erik Roex, qu’il avait lui-même amené. "Le Standard de Liège tient à remercier Daniel Van Buyten pour sa contribution durant ces dix-sept mois passés au sein du club et lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière", a précisé le club dans un communiqué. Un avenir qui se dessinera certainement comme entraîneur ou agent auprès de Christophe Henrotay.

Yannick Ferrera

Résultats et manière manquaient

Durant son année passée à Liège, Yannick Ferrera est passé à plusieurs reprises tout près du licenciement. Avant la finale de la Coupe de Belgique, son remplacement était déjà annoncé, tout comme durant cette campagne de préparation estivale. "Daniel (Van Buyten) et Olivier (Renard) m’ont suggéré cette option mais j’estimais que Yannick n’avait pas eu droit à une réelle campagne de préparation. Je voulais lui donner cette opportunité", dit Bruno Venanzi. Cette option s’est révélée malheureuse car plusieurs joueurs n’ont plus accepté les remarques de leur coach et les résultats de début de saison ont confirmé un départ acté en septembre dernier. "C’était une accumulation de différents faits. Le premier, ce sont les résultats, puis la manière et enfin l’évolution du groupe", terminait le président.

Axel Lawarée

Son avis plus pris en compte

Si son licenciement a été officialisé à la fin de la dernière saison, Axel Lawarée avait compris depuis bien longtemps qu’il n’avait plus vraiment d’avenir en bord de Meuse. La mission qui lui avait été confiée de réduire la masse salariale et de détecter les meilleurs jeunes de l’Académie n’a rapidement plus été une priorité pour la direction, qui a suivi un autre chemin. À son actif, on retiendra son implication dans le transfert d’Edmilson. Relégué, suite à l’arrivée d’Olivier Renard, à la prise en charge des stagiaires professionnels, il n’a plus eu voix au chapitre en matière de recrutement. "Je ne suis pas rancunier. Ce fut une belle expérience et j’aime encore le Standard. Il n’y a jamais eu de conflit entre Daniel Van Buyten et moi mais nous n’avons jamais travaillé ensemble", disait-il.

Erik Roex

Des méthodes dépassées

Arrivé sous l’impulsion de Daniel Van Buyten, Erik Roex n’a jamais fait l’unanimité. Le départ du préparateur physique, acté au lendemain du dernier mercato hivernal, a donc résonné comme une évidence tant son travail était décrié. Ses méthodes, décrites comme dépassées, ne plaisaient pas aux joueurs qui, avant même le début de campagne, savaient qu’ils ne seraient jamais prêts sur le plan athlétique. Certains ont même été jusqu’à travailler individuellement. "Au Standard, on aime jouer avec deux attaquants et un pressing haut. Mais il y a une différence entre vouloir et pouvoir. Et là, nous n’étions pas capables d’assumer physiquement", justifie Olivier Renard. Son remplaçant, Kevin Miny, était déjà présent au dernier mercato hivernal et jouit d’une belle cote de popularité au sein du groupe.

Slavoljub Muslin

Les joueurs l’ont rejeté

Dernier entraîneur de l’ère Roland Duchâtelet et donc premier de celle débutée par Bruno Venanzi, Slavoljub Muslin a rapidement compris que son siège était éjectable. Finalement, le nouveau président a décidé de s’en séparer à la suite d’une élimination au dernier tour préliminaire de l’Europa League, malgré un sept sur quinze en championnat. "J’ai compris que c’était fini pour moi quand j’ai vu qu’on ne tenait pas compte de mes remarques lors du mercato", dira-t-il. En réalité, les joueurs ne supportaient plus le régime de travail imposé par le nouvel entraîneur, qui se caractérisait par une plus grande présence à l’Académie. Le technicien serbe avait également eu une vive altercation avec Geoffrey Mujangi Bia. "Il n’y avait aucune discipline dans le vestiaire, cela partait dans tous les sens", disait Bruno Venanzi.

Christophe Dessy

Trop restrictif avec les jeunes

Après quatre années de collaboration, Christophe Dessy quitte son poste de directeur technique de l’Académie Robert Louis-Dreyfus au début de la dernière année civile. Là aussi, ses méthodes de travail font grincer des dents chez les jeunes qui n’acceptent pas, par exemple, de porter uniquement des godasses noir et blanc alors que les stars mondiales évoluaient avec des modèles colorés. Sa gestion de la fameuse génération 99, considérée à gros potentiel, a également fait débat suite aux départs de Zinho Vanheusden (Inter Milan), Thibaut Verlinden (Stoke City) et Adrien Bongiovanni (Monaco). Parti, depuis lors, à Guingamp, il a été remplacé par Ingrid Vanherle.

Bob Claes

Des positions pas partagées

Directeur commercial sous Roland Duchâtelet, Bob Claes avait été promu à la direction générale lors de l’arrivée de Bruno Venanzi. Malheureusement pour lui, sa position s’est rapidement fragilisée à cause, notamment, d’avis divergents avec le reste des dirigeants concernant la politique des transferts. Il ne partageait pas spécialement les recommandations de Daniel Van Buyten et était, par exemple, favorable au maintien de Yannick Ferrera à la tête de l’équipe première. Il a compris que son avenir ne se situait plus en bord de Meuse lorsque la direction a décidé de se séparer de son entraîneur… alors que lui-même était en voyage en Suisse. L’envie de Bruno Venanzi d’exercer un rôle exécutif au sein du club ne justifiant plus son maintien, il a donc été licencié en septembre dernier.

Et la suite?

Le staff va être remodelé

Théoriquement, le staff technique devrait encore connaître quelques chamboulements dans les mois à venir. À l’heure actuelle, Aleksandar Jankovic n’est absolument pas menacé, même si les résultats sportifs ne répondent pas spécialement aux attentes de la direction. Par contre, deux de ses adjoints semblent être en position délicate. Deux proches de Daniel Van Buyten. Le premier se nomme Philippe Vande Walle. Handicapé par une lourde blessure à la cheville, il ne peut plus donner entraînement à ses gardiens comme il le souhaite. Ses séances seraient également trop légères à en croire certains proches du groupe. Le raisonnement est quelque peu différent en ce qui concerne Thierry Verjans, dont le travail avec les jeunes est reconnu. Mais son sort devrait également être scellé en fin de saison.