50 fans du Standard ont manifesté pacifiquement contre Roland Duchâtelet, présent hier au siège du MR

BRUXELLES Roland Duchâtelet participait hier soir à une conférence des Jeunes MR au siège principal du parti, basé à Bruxelles. Vu le climat hostile qui règne autour du président du Standard depuis son annonce, lundi, de ne pas conserver Mircea Rednic et de le remplacer par Guy Luzon, un groupe de 50 supporters s’était rendu sur place pour lui réserver un chaleureux accueil. Se doutant de la démarche des supporters rouches, un petit contingent des forces de l’ordre était aussi sur place, par précaution.

“On n’est pas venu pour mener une action violente. C’est bruyant, pas violent. On voulait lui montrer qu’on est présent, pour lui montrer qu’on n’est pas d’accord avec ses décisions”, commente Axel, porte-parole de la délégation de supporters. “Roland Duchâtelet a dépassé les bornes, on a atteint un point de non-retour. Les abonnements plus chers, le départ de Rednic, les 20 millions qu’il sort du club... Trop, c’est trop. On est présent et on sera présent partout où il ira; on ne le lâchera pas. Notre but, c’est de le voir partir. On l’aura à l’usure. Il y a des supporters du Standard partout. On est des milliers, il est tout seul. On est ici de manière indépendante: on n’est pas là en tant qu’Ultras, Vieille Garde, HS, PHK ou quoi que ce soit. On est juste là pour soutenir notre club. On sera partout où il ira. Il y a des fans aux Pays-Bas, au Luxembourg... Partout.”

Lorsque Roland Duchâtelet est arrivé, les supporters se sont massés près de sa voiture et ont lancé des chants anti-Duchâtelet et pro-Rednic.

“Duchâtelet, démission”, “Mircea Rednic”, “le Standard, c’est nous”.

Le président s’est frayé un passage, est rentré dans le parking et s’est éclipsé sans donner suite aux demandes des supporters, qui voulaient lui poser des questions sur sa gestion du Standard. Une délégation de quelques fans a négocié avec la chef de zone de la police ainsi qu’avec les organisateurs de la conférence, mais les supporters n’ont pas non plus été autorisés à rentrer pour poser leurs questions à Roland Duchâtelet.

“On aimerait savoir ce qu’il compte faire de notre club, quelles sont ses ambitions. S’il se sert du Standard pour investir le marché japonais, etc.”

Une sortie tout aussi mouvementée

Quand il a quitté les lieux, le président du Standard a dû à nouveau faire face aux supporters qui l'attendaient à la sortie. Sa voiture a été bombardée par des œufs et de la bière lancés par les fans en colère.

© La Dernière Heure 2013