Ses quatorze invités, dont quatre autres footballeurs professionnels (issus de D1B), ont été condamnés à des amendes allant de 400 à 600 euros. Le 13 décembre, vers 4h30 du matin, la police avait été envoyée dans un appartement du centre-ville d'Anvers à la suite d'une plainte pour nuisances sonores. Une fête de quinze personnes y était en cours. Le propriétaire des lieux, Tuur Dierckx, avait directement reconnu auprès de la police avoir fait une erreur.

Les identités des fêtards avaient été relevées. Outre le joueur de Westerlo, quatre autres footballeurs professionnels du niveau 1B étaient présents : trois du SK Deinze et un coéquipier de Tuur Dierckx. L'un des joueurs de Deinze avait entravé l'intervention et s'était montré impoli envers la police.

Selon le procureur, les personnes présentes ont fait preuve d'un faible sentiment de culpabilité: lorsqu'elles ont dû quitter l'appartement, elles étaient encore en train de s'étreindre, de s'embrasser et de se serrer la main comme s'il n'y avait pas de pandémie.

Les avocats des footballeurs avaient demandé au tribunal d'être indulgent. Ces personnes font partie d'une bulle avec leurs coéquipiers, entraîneurs et personnel du club, et ces bulles sont si grandes qu'ils ne réalisent pas toujours la gravité de la pandémie et la nécessité de limiter leurs contacts, avaient-ils avancé.

Après la fête interdite, Tuur Dierckx avait passé une journée au service Covid de l'hôpital de Geel, ce qui l'a fortement affecté. Il a déclaré lors de l'audience avoir à présent réalisé qu'il a fait une grosse erreur. Les autres joueurs ont également passé une journée dans le secteur des soins de santé et se sont excusés pour leur attitude.

Le tribunal a condamné Tuur Dierckx à un mois de prison et à une amende de 800 euros. Le joueur ne fera probablement pas appel.