Damien Marcq se confie sur son passage à l’Union : “Au départ de Mazzu, je savais que c’était fini pour moi”

Damien Marcq est un joueur libre depuis le début du mois de juillet.

Damien Marcq se confie sur son passage à l’Union : “Au départ de Mazzu, je savais que c’était fini pour moi”
©BELGA

Damien Marcq est à nouveau sur le marché. Un an après être devenu libre à la fin de son contrat le liant à Zulte Waregem, celui qui avait ensuite accepté l’offre de l’Union n’a pas vu son contrat prolongé par les Bruxellois.

Une situation qui n’inquiète pas le Français de 33 ans, bien décidé à se lancer dans une nouvelle aventure dans les prochaines semaines. Avec, en tête, les souvenirs amassés durant la saison extraordinaire passée à Saint-Gilles…

Vous attendiez-vous à ne pas voir votre contrat à l’Union être prolongé ?

"Quand j’ai vu que le club ne levait pas l’option valable jusqu’au 31 mars, je me suis posé des questions. J’en ai discuté avec Guillaume François et Lucas Pirard, qui étaient dans la même situation. Ils m’ont dit que cela s’était passé de la même manière la saison dernière et que 90 % des joueurs avaient finalement été prolongés. Mais cela n’a pas été le cas pour moi. Quand j’ai compris que Felice Mazzù quittait l’Union, je savais que c’était fini pour moi. On ne va pas se mentir : c’est lui qui avait fait le forcing pour me faire venir. Avec son départ, je savais que mon temps était compté au club."

Comment avez-vous appris la nouvelle ?

"La direction est passée par l’agent qui m’avait mis du côté de l’Union. Je n’ai pas reçu de coup de fil direct, ce qui m’a un peu déçu. Après la saison extraordinaire réalisée avec tout le groupe, j’ai simplement reçu un texto à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin pour me dire que je n’étais finalement pas conservé. Cela fait partie du football et j’en ai vu d’autres durant ma carrière (sourire)."

Pensiez-vous pouvoir encore apporter quelque chose à ce groupe ?

"Oui, je le pense. J’ai toujours répondu présent quand le coach a fait appel à moi la saison dernière. Je savais que les places étaient chères avec des joueurs comme Nielsen, Teuma ou encore Lazare mais je n’ai jamais été négatif quand je ne jouais pas. J’ai toujours poussé dans le bon sens pour que tout se passe bien. C’est dommage de s’arrêter là car je m’étais bien intégré et je m’entendais bien avec tout le monde au club. J’aurais préféré continuer à l’Union et goûter à l’aventure européenne qui est une sorte d’aboutissement de notre saison. Mais, au même titre que Jonas (NdlR : Bager), je me dois d’accepter la situation."

Vous jouiez pourtant un rôle essentiel en dehors des terrains…

"Avec Guillaume (NdlR : François), nous sommes des joueurs de vestiaire. Nous sommes évidemment des compétiteurs et nous voulons être titulaires le plus souvent possible mais nous savons que le collectif est le plus important. Quand certains joueurs n’étaient pas dans la sélection, nous étions les premiers à aller leur parler… même si nous ne jouions pas le week-end. Peut-être que les directions de clubs ne prennent pas assez ce paramètre en compte. Les performances sur le terrain sont évidemment primordiales mais ce qu’il se passe dans le vestiaire est aussi important."

Quel regard portez-vous sur votre saison d’un point de vue personnel ?

"J’ai été le seul joueur à avoir été présent dans la sélection à tous les matchs. Cela prouve que j’ai donné ce qu’il fallait au quotidien et que je prestais à l’entraînement. Même si j’ai participé à 33 matchs (NdlR : 15 titularisations et 18 montées au jeu), j’aurais voulu jouer plus. Mais j’étais en concurrence avec Nielsen et il faut accepter quand le concurrent est meilleur. Sur le terrain, j’ai toujours donné ce que j’avais à donner et je sors de cette aventure avec un souvenir incroyable. Nous avons vraiment vécu une belle saison entre potes."

Avec le recul, avoir signé à l’Union il y a un an reste l’un des meilleurs choix de votre carrière ?

"Je pense que oui. En plus, avant de signer à l’Union, il n’y avait pas beaucoup de clubs qui me voulaient… L’Union est arrivée comme un cheveu sur la soupe et j’en ai profité pour vivre une expérience incroyable. Le seul bémol est que j’aurais voulu profiter du cadeau européen qu’on a réussi à accrocher. Mais cela fait désormais partie du passé."

Comment vivez-vous le fait d’être redevenu un joueur sans contrat ?

"Je me retrouve dans la même situation qu’il y a un an et je suis assez optimiste. Je n’ai vraiment pas d’appréhension par rapport à cette situation. Tous les clubs belges savent que je suis sur le marché mais aucun ne m’a appelé pour l’instant : mon temps dans le championnat belge est donc peut-être terminé… Je ne mets aucune condition à ma prochaine destination. J’espère simplement trouver un challenge intéressant d’un point de vue sportif mais aussi financier car j’ai déjà 33 ans. Mes enfants n’ont pas encore l’âge pour aller à l’école obligatoire donc si j’ai l’occasion de vivre une expérience aux États-Unis, en Chine ou encore aux Émirats arabes unis pendant deux ou trois ans, je ne dis pas non. Je suis à l’affût d’une belle opportunité."

De quoi est fait votre quotidien actuellement ?

"Comme la saison dernière, j’ai repris les entraînements fin juin avec une équipe composée de joueurs sans contrat. Nous sommes une grosse dizaine, ce qui permet de faire de bons entraînements. Je veux être le plus compétitif possible pour être prêt directement quand un club fera appel à moi. Je sais que les clubs sont réticents quand un joueur passe la barre des 30 ans et encore plus quand la barre des 35 ans se rapproche. Mais j’ai le sentiment de m’entraîner comme si j’avais 18 ans."

Rejoindre une équipe U23 pourrait être un challenge intéressant ?

"C’est dans un coin de ma tête et c’est peut-être une idée pour le futur mais ce n’est pas l’option première pour l’instant. Je pense être encore assez compétitif pour prester dans un championnat majeur. Je veux trouver un club ambitieux qui me proposera un challenge intéressant et qui a des ambitions, même si c’est dans une division inférieure."

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