Dennis Eckert Ayensa a une mission à l'Union: faire oublier Deniz Undav

Dennis Eckert Ayensa, qui présente pas mal de similitudes avec Undav, veut écrire son histoire à l’Union.

Lecaillon Stéphane
Dennis Eckert Ayensa a une mission à l'Union: faire oublier Deniz Undav
©BELGA

Ne dites plus Deniz, dites Dennis. Undav a quitté l'Union cet été pour faire le grand saut en Premier League. Alors le club bruxellois lui a trouvé un remplaçant : il est allemand, évoluait dans une division inférieure teutonne, où il était arrivé en fin de contrat. Vous avez dit jumeau ? Dennis Eckert Ayensa ne voit pas les choses en ce sens, mais difficile de ne pas faire le lien avec son prédécesseur. Et difficile de ne pas se dire que l'Union a cherché à réappliquer une formule qui avait très bien fonctionné. "Bien sûr que je connais l'histoire de Deniz, d'autant que je l'ai déjà affronté il y a trois ans", sourit le nouveau venu, qui a signé jusqu'en 2025 (+1 année en option).

C'était en 2019-2020, en D3 allemande, quand Undav jouait à Meppen et lui, à Ingolstadt. Le premier avait marqué à l'aller ; le second, au retour. "Les choses se sont très bien passées pour Deniz, ici. Il a bien aidé l'équipe à réaliser cette belle saison et ça ne me dérangerait pas d'avoir la même trajectoire, sourit l'attaquant de 25 ans… soit le même âge que son prédécesseur. Mais je ne suis pas Deniz Undav, je suis Dennis Eckert Ayensa, corrige-t-il. Je vais faire de mon mieux pour aider l'équipe à gagner. On verra à la fin de la saison si j'ai fait du bon boulot ou pas. Mais j'ai beaucoup de respect pour ce que Deniz a réalisé la saison passée ; c'était incroyable."

Auteur de 50 buts en 87 matchs avec les juniors de Mönchengladbach, il ne s'y est pas imposé et est passé par le Celta Vigo et l'Excelsior Rotterdam, avant de revenir à Ingolstadt, où il a fait mouche 26 fois en 82 rencontres. "Je suis un attaquant qui aime marquer, mais qui réalise aussi beaucoup de passes décisives", détaille-t-il.

Dix-huit sur les trois dernières saisons, contre vingt-six buts. Sa saison 2021-2022, en D2, a été nettement moins prolifique (2 buts) que la précédente, en D3 allemande (10), d'ailleurs. Mais Eckert, 1m83, peut amener d'autres choses. "J'aime créer des espaces pour les autres, avec des courses dans la profondeur. On peut m'envoyer le ballon dans les pieds ou en l'air. J'essaie d'être présent partout."

Si Undav a mis 27 buts la saison passée, Eckert préfère ne pas avancer de chiffre : "Non, ce serait placer de la pression là où ce n'est pas nécessaire. Je sais juste que je peux marquer contre n'importe quelle équipe dans un bon jour."

Un choix de longue date

En fin de contrat à Ingolstadt, qui a terminé dernier de D2, Eckert n'a pas hésité, assure-t-il. "Mon choix était fait depuis plusieurs mois, en fait, explique celui qui était libre de négocier en janvier. Dès qu'on a commencé à discuter avec le club, j'ai eu un bon sentiment. Je n'ai eu aucun doute sur le fait que l'Union serait l'étape suivante parfaite pour moi. Et mes premières impressions sont très bonnes." À l'image de ce premier but à Rebecq.

Mais l'ex-international U19 n'a-t-il pas fait un pas en arrière en quittant l'Allemagne ? "Je ne pense pas que vous pouvez vous qualifier pour la Ligue des champions en D2 allemande, donc vous avez la réponse à votre question. On peut réaliser de belles choses ici ; beaucoup de clubs regardent votre D1, depuis laquelle on peut faire un pas en avant. Je suis très fier d'être dans ce club… et de me battre pour le titre cette saison."

Évidemment, lorsque les discussions avec la RUSG ont commencé, l'espoir de la voir terminer championne était réel. "Bien sûr que ça aurait été incroyable d'être directement en Ligue des champions. Ça a dû être décevant pour les joueurs, mais je suis quelqu'un de positif et je me dis que je peux apporter quelque chose dans ces préliminaires pour y arriver, même si ce sera contre de grandes équipes."

Ce sera le premier grand rendez-vous de l'Union de cette saison, dans tout juste un mois. "Il y aura d'abord un premier match de championnat le 23 juillet, répond celui qui a également des origines espagnoles. C'est seulement après qu'on pourra se projeter sur ce préliminaire. Mais oui, évidemment, ce sera un grand rendez-vous pour tout le club et les supporters. On est très excité par ce match. Je sais qu'on connaîtra l'identité de notre adversaire le 18 juillet (NdlR : jour du tirage au sort du 3e tour). J'y ai déjà réfléchi et ma préférence va à Fenerbahçe."

Avec un but ou un assist d’Eckert Ayensa, peut-être.

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