L’appel à la promptitude a été entendu par les instances disciplinaires de la Fédération. Parfois raillées pour leur lenteur, il faut le dire, elles n’ont pas traîné : le dossier Union - Beerschot et les conséquences de la rencontre de dimanche, arrêtée à la 82e à 0-0 à cause de débordements de hooligans anversois, sera traité par le Conseil disciplinaire vendredi, à 12 h 15.

On devrait être rapidement fixé sur la ou les sanction(s) infligé(es) au Beerschot, peut-être même vendredi soir, déjà. Cela permettrait donc de savoir combien de points l’Union compte avant que le tour final ne démarre : 38 ou 39 avec, quoi qu’il arrive, un demi-point pour l’arrondi.

Si l’on suit le parquet, ce serait 39. Hier, le procureur fédéral, Ebe Verhaegen, a fait connaître son réquisitoire. Outre une amende pour les Anversois et des matchs à huis clos, il demandera aux juges d’infliger une défaite sur un score de forfait à la lanterne rouge de D1A. Et, donc, donnerait trois points à l’Union. Il se base sur le rapport de police et du match delegate, qui chargent les fans anversois et soulignent qu’il n’y a rien à reprocher aux supporters bruxellois. Suivant le règlement de la fédération belge - et même des instances internationales -, il y a donc lieu de sanctionner le match d’un 3-0.

Sera-t-il suivi par le Conseil disciplinaire ? Cela paraît plutôt probable. Cela semblera peut-être injuste aux concurrents de l’Union, mais c’est le règlement. Tout le monde l’acceptera-t-il ou quelqu’un ira-t-il en appel devant la CBAS ? C’est la question. Mais le procureur compte demander que, même en cas d’appel, la sanction soit exécutoire et que l’Union ait donc ses points avant une éventuelle contre-décision.