L’entraineur de la Butte le sait mieux que quiconque. Jouer contre Malines n’est pas une mince affaire. Le club malinois est en pleine bourre et constitue l’une des plus belles équipes du championnat à l’heure actuelle. "Il faut aborder ce match comme si c’était un match banal et ne pas le mettre en avant par rapport à nos deux précédentes défaites. Il faudra entamer cette partie sans penser aux matchs précédents. Il faut avoir la volonté de poursuivre sur notre trajectoire", racontait Felice Mazzù en conférence de presse d’avant-match.

Les Saint-Gillois devront essayer de gommer les imperfections des deux parties précédentes perdues dans l'antre malinois. "Lors de ces deux rencontres, il y a eu des éléments qui ont joué en notre défaveur. En championnat, par exemple, les émotions du coeur ont pris le dessus sur les émotions sportives (NdlR : suite au décès de la maman du coach). En Coupe, on avait décidé de faire tourner le noyau et les joueurs n’avaient pas les mêmes automatismes, ce qui est normal", justifiait l’homme fort de la maison jaune et bleue, qui espère malgré tout que ces deux revers provoquera un regain d'énergie des siens ce dimanche (16h) au stade Joseph Marien.

© Belga

Anthony Moris : "Mettre les sentiments de côté contre Malines"

Dans la petite salle de presse du stade nous attendait aussi Anthony Moris. Le gardien, toujours très bon dans l’exercice des interviews, n’a pas caché que Malines serait un très gros adversaire à jouer. "C’est une équipe qui possède un bon groupe, avec des joueurs qui jouent ensemble depuis pas mal d’années. C’est une équipe difficile à manier qui n’est pas à cette position au classement par hasard. Elle mérite d’être là où elle est (NdlR : septième avec 27 points, soit dix de moins que l’Union). C’est le genre de formation contre laquelle il ne faut pas se donner à 100 mais à 150% pour obtenir des points", racontait l’ancien portier du KaVé, qui retrouvera ses anciennes couleurs par la même occasion. "Forcément, Malines gardera toujours une petite place dans mon coeur car c’est un club qui m’a toujours fait confiance. Les dirigeants malinois m’ont tendu la main à l'époque alors que ça faisait six mois que je n’avais plus de contrat après la rupture de mon contrat au Standard. Puis, je me suis fait deux fois les ligaments croisés et ils m’ont toujours soutenu. Mais une fois sur le terrain, il faut oublier tout ça ! Il faut mettre les sentiments de côté et penser à obtenir la victoire", poursuivait le portier du matricule 10.

Hormis le fait de vouloir rebondir face à l’équipe qui a mis à mal les Unionistes à deux reprises cette année, l’international luxembourgeois aimerait renouer avec une clean-sheet, chose qui ne lui est plus arrivée depuis le match à Gand fin octobre. "C’est toujours important pour un gardien de préserver ses cages inviolées. Mais si je dois encaisser un but par rencontre et gagner chaque partie, ça ne me dérange absolument pas. Cela peut même être comme ça jusqu’en fin de saison (rires)."