Christophe Préseaux, qui a bien connu l’entraîneur de Roulers, décortique sa méthode.

Après un départ laborieux (2 sur 12), Roulers a complètement redressé la barre (19 sur 21) au point de titiller le leader lierrois. C’est dire si l’Union, qui accueillera les Flandriens lundi, peut nourrir de légitimes appréhensions.

Si leur noyau a de l’allure, le mérite de l’entraîneur Arnauld Mercier n’est pas mince. Le Français a su fédérer un groupe chamboulé durant l’été. Et c’est une constante chez celui qui a failli signer… à l’Union à l’aube de la défunte saison : partout où il passe, il obtient des résultats.

Christophe Préseaux, qui joue désormais à La Louvière-Centre en D2 amateurs, le connaît mieux que quiconque, lui qui l’a côtoyé durant des années à Boussu Dour puis à Seraing. "Franchement, c’est le meilleur entraîneur que j’ai jamais eu et dieu sait si j’ai travaillé avec beaucoup de coaches différents. Il n’a pas son pareil pour fédérer un groupe et connaît le foot sur le bout des doigts. Il sait aussi se servir de sa longue expérience de joueur forgée en France et en Italie."

À Boussu , malgré des moyens limités, Arnauld Mercier a souvent su hisser le cercle hennuyer parmi les meilleurs. "On avait pourtant le plus petit budget de la D2, mais outre ses qualités tactiques, il avait une excellente approche psychologique. C’est un passionné, un grand bosseur qui sait communiquer son enthousiasme et permet aussi à tout le monde de se mettre en valeur. Personne n’est oublié et chacun est susceptible de recevoir sa chance à tout moment. C’est l’une de ses particularités. Il sait aussi faire progresser chaque joueur. Koffi, Stevance et Dutoit ont ont pu hausser leur niveau à son contact. Moi-même, j’ai appris énormément."

Aussi quand Seraing a racheté le matricule boussutois, Préseaux n’a pas hésité à suivre son mentor au Pairay. "On s’est retrouvé là-bas avec quelques anciens du stade Vedette, entourés d’autres éléments arrivés en fin de mercato. Cela ne l’a pas empêché de constituer un groupe performant qui a fini quatrième, passant tout près du tour final." Aujourd’hui, le Louviérois ne s’étonne pas non plus de son excellent bilan à Roulers. "Je suis content pour lui. Je sais qu’il a failli se retrouver à Mouscron, mais il travaillera un jour parmi l’élite. C’est juste une question de temps."

"L’Union ? Un super club"

Si le volubile et sympathique Christophe Préseaux a connu pas mal de clubs dans sa carrière (Francs Borains, Olympic, Antwerp, Renaix, Mouscron, etc.), il garde un souvenir particulier de son passage à l’Union en 2007-2008. "Le groupe avait de l’allure avec les Kudimbana, Kage et Siani, qui étaient encore très jeunes à l’époque, mais aussi Buelinckx et Stassin, avec qui j’étais très copain. J’y jouais comme médian défensif. Ce n’est qu’après que je suis passé arrière central. À la fin du premier tour, nous étions tout près de la première place et les dirigeants se sont mis à planer. Mais le noyau n’était pas très large et nous avons payé au prix fort les blessures de longue durée et les suspensions. Finalement, nous n’avons pas su éviter la relégation. Mais je garde de ma saison là-bas un formidable souvenir. C’est un super club, très attachant, avec des supporters qui le sont tout autant."