Maintenu au poste de T1 , l’ex-Diable veut plus responsabiliser ses joueurs

KESSEL Présenté par son ambitieux président comme un candidat au Top 6 , le Lierse navigue dans des eaux troubles. En cause, des choix erronés posés dans l’euphorie du sacre en D2, un effectif pléthorique mais pas assez équilibré et un changement à la tête du staff déjà dans l’air l’été dernier. Avancé d’un rang dans la hiérarchie, Eric Van Meir avait connu des débuts prometteurs (4 sur 6) avant d’emprunter une route aux allures de montagnes russes.

Avant la visite de Saint-Trond, il avait lui-même augmenté la pression qui pesait sur ses épaules, confiant à sa compagne qu’il lâcherait la barre en cas d’échec. Ce qu’il fit de façon spectaculaire samedi soir.

“Je suis revenu sur mes pas, conscient de mon erreur après une longue conversation avec Herman Helleputte et mes fidèles adjoints dans la nuit. Le lendemain matin, le président réitéra sa confiance. J’ai vécu un véritable week-end des extrêmes. On était en progression depuis huit matches; la chute en fut encore plus brutale samedi !”

Le cauchemar va-t-il se transformer en déclic ? C’est ce qu’espère Eric. “J’ai retiré un maximum d’enseignements de ces moments, notamment qu’on ne pouvait contrôler tous les paramètres dans notre domaine. J’ai parfois eu l’impression de ne pas avoir été assez soutenu. Herman (NdlR: Helleputte) qui m’a confié que son attitude était volontaire. Il ne voulait pas passer pour la belle-mère derrière mon épaule… Je me suis rendu compte qu’il n’était pas toujours évident de diriger des gens avec lesquels on a encore joué. Et surtout que je vivrai d’autres passages difficiles mais que je devrai mieux relativiser.”

Ce faux départ l’a également poussé à la réflexion. “Réduire l’effectif, ce qu ‘Anthuenis s’était refusé à faire, était une bonne décision. Je vais plus me focaliser sur mon équipe et le prochain match, plus déléguer à mes adjoints et surtout, faire en sorte que mes joueurs soient plus responsabilisés. Une fois le match débuté, l’influence du coach devient minime. Mes gars doivent prendre des initiatives. Surtout les plus âgés; je plaide la cause de l’école des entraîneurs. En fin de carrière, on devrait tous y passer car les nombreuses discussions sont enrichissantes et ouvrent les yeux. Il est impossible, par exemple, de prévoir tous les scénarios. Preuve que l’implication des joueurs doit être plus grande encore.”



© La Dernière Heure 2010