Sans licence, l’Excel vers la faillite

1b pro league La gestion calamiteuse aura conduit le club à sa perte. Le spectre de la faillite plane.

La Rédaction
Sans licence, l’Excel vers la faillite

Certains espéraient encore un miracle. Mais il a été détruit quand le centre belge d’arbitrage dans le secteur sportif a confirmé l’absence de licence pour le football professionnel pour l’Excel Mouscron.

Est-ce vraiment une surprise ? Non, tant la gestion a été catastrophique ces dernières saisons. Sous la gouverne de Patrick Declerck et de Paul Allaerts, les mauvaises décisions se sont enchaînées. Les investisseurs nébuleux (Zahavi, Piempongsant, Lopez) se sont succédé et ont détruit le club à petit feu. Avec toujours l’approbation du président et de l’ex-directeur général. Des personnes qui ont trop souvent failli à leur mission. C’est la septième fois en huit ans que l’Excel ne recevait pas sa licence en première instance. Il y a bien un jour où cela ne passerait plus.

D’autant plus qu’ici, la donne était bien plus grave. Contrairement à ce que disait un communiqué en février, annonçant un bénéfice de 600 000 euros sur l’année, le matricule 216 était loin d’être "un bon élève" ! Que du contraire, le trou s’est creusé de jour en jour. Aujourd’hui, c’est une dette de 4 millions €, au moins (NdlR : le dernier compte publié à la banque nationale faisait état d’un passif de 10 millions €), qu’il fallait combler. Ce qu’aucun investisseur n’a accepté de faire. Et c’est bien ce point-là qui a refroidi le plus le C-Sar. On pourra toujours avancer les histoires avec le Losc ou le fait que l’Union belge a sorti des données judiciaires censées rester secrètes, ce ne sera toujours que des excuses. Des leurres pour ne pas assumer ses propres erreurs. Ou plutôt pour cacher des intérêts bien plus personnels et l’absence de plan B ? Car des intérêts, il y en a eu ces derniers mois. Mais beaucoup ont été balayés d’un revers de main ou n’ont même pas été écoutés…

En attendant, le club est relégué au mieux en D2 ACFF. Mais avec un tel passif, on voit mal qui serait assez fou pour le reprendre. Un conseil d’administration aura lieu le 18 mai afin d’évoquer la suite. Mais on se dirige vers une faillite même si la Ville et l’IEG veulent l’éviter pour sauver le Futuro (600 jeunes). Une procédure de réorganisation judiciaire, permettant de ne payer qu’une partie de la dette, a aussi été évoquée par le président sur les antennes de Notélé afin de conserver le matricule 216…

Quant au noyau et au staff, ils devront se trouver un "nouveau projet par la force des choses", comme l'a écrit Clément Tainmont sur Twitter. En cas de faillite, ils se retrouveraient libres. Mais tous retrouveront-ils chaussure à leur pied dans le monde pro ?

Arnaud Smars

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