Après la disparition du foot pro de Mouscron, Taravel évoque ses regrets: "Il y avait un clan direction et un sportif"

S’il préfère conserver la belle aventure sportive et humaine vécue à l’Excel Mouscron, Jérémy Taravel regrette le manque de communication.

Arnaud Smars
Après la disparition du foot pro de Mouscron, Taravel évoque ses regrets: "Il y avait un clan direction et un sportif"
©Belga
À l'image de l'ensemble du vestiaire, Jérémy Taravel a été très déçu quand il a appris que Mouscron disparaissait de la carte du football professionnel. « Cela fait mal quand la décision tombe. Même si je m'en doutais. Cela fait six mois que l'on sentait le truc venir. On entendait souvent parler de repreneurs mais rien ne se concrétisait. Ce n'est pas en quatre jours qu'ils allaient y parvenir. Mais cela reste douloureux car on sait les impacts que cela va causer à tout le monde… De plus, on est déçu de l'avoir appris par un message de Nick Gillekens à la base qui l'a appris par un employé. On n'a même pas eu le droit à un mail de la direction ou autre… Mais bon, c'est le moins grave qu'elle nous a fait cette année ».

S'il ne veut pas revenir sur la gestion – « Car je ne suis pas dirigeant et je n'ai pas toutes les cartes en mains pour juger » – le défenseur regrette l'absence de communication qu'il y a eue tout au long de l'exercice. « Depuis le départ, j'ai l'impression qu'il y a deux clans : celui de la direction et celui de la frange sportive. La communication a toujours manqué. Sur les retards de salaire, il aurait suffi de venir nous voir et nous prévenir que cela arriverait plus tard. Au lieu de cela, on est toujours resté dans le doute. Il n'y avait personne pour faire le lien entre les deux parties. Je n'avais jamais connu ça dans ma carrière. À Lokeren, on voyait toujours le président Lambrecht, pareil quand j'étais à Sion ou au Cercle. Là, en plus, on avait François Vitali qui était très présent dans son rôle de directeur sportif. On pouvait aller le voir pour n'importe quel souci ou juste pour discuter. Ici, on ne voyait jamais personne. Le « bénévole » (NDLR : il refuse...

Cet article est réservé aux abonnés

Profitez de notre offre du moment et accédez à tous nos articles en illimité