Le portier a été l’un des rares Unionistes à prester à son niveau habituel au Kuipje.

Depuis qu’il a retrouvé sa place dans les buts saint-gillois, Adrien Saussez a enchaîné les bonnes prestations. Et vendredi dernier à Westerlo, il fut l’un des rares, si pas le seul Unioniste à évoluer à un niveau acceptable, empêchant notamment Buyl et le remuant Naessens de marquer davantage qu’un seul but dans un affrontement qui fut trop longtemps à sens unique. « Je suis là pour aider l’équipe et arrêter des ballons. En Campine, comme tous mes coéquipiers, je ne m’attendais pas à passer une soirée aussi mouvementée. L’adversaire a commencé le match avec beaucoup plus de détermination. Et après cinq minutes à peine, j’ai compris que ce serait compliqué. Je n’ai pu que retarder l’échéance », explique l’intéressé.

Auteurs de plusieurs bons réflexes, l’une de ses spécialités, l’ancien portier de Mons a encore prouvé aux membres du staff technique qu’ils pouvaient compter sur lui. « J’aurais toutefois pu faire preuve de plus d’autorité sur l’une ou l’autre phase arrêtée. Mais elles étaient bien données et ce n’était pas évident. » En lutte avec l’emblématique Nicaise Kudimbana pour une place de titulaire, le Hennuyer semble avoir pris le dessus sur l’international congolais. « Avec Kudi, la concurrence est saine. L’Union a la chance d’avoir deux bons gardiens qui travaillent d’arrache-pied pour évoluer au meilleur niveau possible. Après avoir débuté la saison, j’avais perdu ma place à la suite d’une blessure à l’épaule. Et je ne cache pas que je m’étais alors demandé s’il ne valait pas mieux envisager un départ. Mais je n’ai pas reçu la proposition idéale, celle qu’on ne peut décemment pas ignorer. Et puis, Kudi s’est blessé et je ne suis plus sorti de l’équipe. Comme quoi, tout peut aller très vite. »

En attendant, Adrien Saussez ne devrait plus, sauf blessure, se retrouver sur le banc lors de ces stressants playoffs 3. « On a vu que c’était tout à fait différent des matchs de la phase classique du championnat. Il va falloir tirer les enseignements de cette défaite et repartir de l’avant. On n’a pas le choix ».