Après deux revers de rang, les Métallos se devaient de mettre fin à ce début de série négative en Campine. Pour l’occasion, Emilio Ferrera avait décidé de procéder à quelques adaptations : Boulenger retrouvait sa place dans l’axe, poussant Pierrot vers le milieu de terrain tandis que Jallow, rentré de son périple avec la Gambie, était titularisé.

Malgré une volonté de jouer, de part et d’autre, il fallait patienter vingt minutes pour voir une action arriver à son terme. Mais la frappe de Pierrot voyait Özer se détendre et dévier. Le match semblait lancé, Vetokele, seul au petit rectangle, loupant l’immanquable dans la foulée.

Depuis le début des débats, une zone campinoise était souvent libre entre les 40 et les 20 mètres de l’équipe locale. Ce dont Bernier profitait afin de s’infiltrer et de décocher une frappe sèche flirtant avec le but. Si Seraing tentait de proposer plus de jeu, cela ne se traduisait pas au marquoir à la pause.

Plus souvent en possession, notamment grâce à l’immense volume de jeu de Pierrot à la récupération, les Liégeois occupaient le camp adverse. Avec, seulement, une frappe intéressante de Milicevic. Quant aux locaux, ils s’illustraient par de rapides contre-attaques. Et profitaient d’une faute de Nadrani sur Gboho afin de se placer aux commandes sur penalty.

Afin d’éviter la passe de trois défaites, les Rouge & Noir devaient alors se lancer vers le but adverse… sans leur coach, exclu par l’arbitre.

Ils ne se sont montrés qu’une seule fois incisifs et ce fut la bonne. Al Badaoui, déterminant à la base de l’action, permettait à Kilota d’être isolé sur son flanc. Le centre, excellent, du gaucher, permettait à Ndiaye de conclure de la tête. Pour arracher un point amplement mérité.