Le T1 de l’Union demande aux sympathisants de venir en nombre lors de la der de 2017 contre le Lierse.

Nul n’ignore que l’Union est, depuis de longues semaines, dans une traversée du désert quant à son effectif décimé comme jamais. Mais malgré cela, les troupes de Marc Grosjean occupent, actuellement, la deuxième place au classement de la 2e tranche et c’est précisément pour ça que le coach à succès du matricule 10 forme un vœu en cette pré période de Noël. "Nous avons bien les pieds sur terre et regardons le classement général, on est bien d’accord, mais il ne faut pas oublier l’intermédiaire, déclare le plus bruxellois des Liégeois. Je ne dis pas que nous visons la 2e tranche mais, aujourd’hui, nous ne pouvons pas snober cette possibilité qui nous est offerte de pimenter le dernier rendez-vous de 2017 dans nos installations."

À six longueurs du Lierse, l’actuel leader de ce classement particulier, une victoire réduirait de moitié ce retard. "Je le répète, nous n’oublions pas la mission première d’un club comme l’Union, à savoir être le plus éloigné possible de la 8e place, mais ce genre d’objectif peut aussi égayer une saison. Nous, les joueurs et le staff, nous entendons les plaintes des supporters. Et nous les comprenons. Tout le club se languit du Parc Duden. Nous y serions mieux et y ferions aussi de meilleurs résultats, sûrement. Nous possédons un public extraordinaire, mais nous aimerions que, samedi, le noyau dur soit rejoint par tous ceux qui ne viennent plus au Heysel et qui attendent notre retour à Forest. Franchement, les joueurs sont méritants dans l’adversité et mériteraient un soutien extraordinaire, plus que jamais. C’est maintenant qu’on a besoin de nos fans et je ne doute pas un seul instant que mon appel va être entendu. Ce n’est facile pour personne, mais s’il y a encore un effort à faire, c’est ce samedi ."

Peyre le patron, Mboko la révélation

Marc Grosjean n’a jamais caché que son intention première était de constituer un secteur défensif à trois éléments (Peyre, Perdichizzi et Martens), mais les blessures de longue durée, notamment de Soufiane El Banouhi et de Jordan Massengo, ont contrecarré tous les plans échafaudés par le T1 unioniste.

Il n’empêche que, ayant trouvé une autre solution, le coach liégeois a pu compter sur un quatre arrière très régulier et compétent, composé de Peyre à l’arrière droit, de Martens et de Perdichizzi dans l’axe, et de Kevin Kis au back gauche. Sur les 18 matchs jusqu’ici, cette configuration s’est confirmée douze fois et à deux reprises, seulement, un élément a dû sortir en cours de jeu (Perdichizzi à la 24e au Lierse et à la 75e à Westerlo, toujours sur blessure, à chaque fois remplacé par Grégoire Neels). Cela aurait dû être le cas une 13e fois si Kis n’avait pas été suspendu le 23 octobre pour la venue du Lierse. L’heureux élu au poste de l’ex-Roularien fut Anas Hamzaoui, ce soir-là.

C’est à partir de novembre que les changements furent plus nombreux. Là intervint la blessure de Martens, qui permit à Peyre de glisser dans l’axe, à sa place de prédilection, qu’il perdit le 25 novembre, contre OH Louvain, le temps de purger sa suspension. C’est à ce jour la seule absence de l’ex-Mouscronnois, lequel est celui qui possède le plus de temps de jeu, mais Perdichizzi, qui sera suspendu ce samedi, détient, lui, le record de 18 titularisations sur 18, avec deux changements en cours de match !

La satisfaction de Marc Grosjean, aujourd’hui, dans le secteur défensif, est incontestablement la présence d’Ayrton Mboko qui s’affirme à la vitesse digne d’une F1 au back droit depuis qu’on lui a offert l’occasion de se montrer, comme le confirment ses 5 titularisations, série en cours !

Samedi, contre les Lierrois, l’axe défensif sera inédit : en l’absence de Perdichizzi, Peyre et Martens, qui signera son retour, seront associés, alors que Mboko, à droite, et Kis, à gauche, conserveront leur poste aux backs.

Les Unionistes ont, à ce jour, encaissé 21 buts - troisième meilleure défense de la série - ce qui revient à une moyenne de 1,16 but par match. Une moyenne qui tombe à 0,86 si l’on tient compte de huit goals encaissés en trois matchs (3-0 par deux fois contre le Beerschot et 2-0 au Cercle Bruges, ce qui représente les seules défaites par plus d’un but d’écart !). Enfin, si Saussez compte quatre clean sheets en sept matchs, Kudimbana en possède trois en onze titularisations.