Vingt-six apparitions en Jupiler League (3 buts, 2 assists) pour un total de 918 minutes : Din Sula, freiné par les blessures, n’a pas affolé les compteurs lors de son passage à Waasland-Beveren, au cours des trois dernières campagnes. À l’aube de son retour au Freethiel, qu’il attend avec une impatience, on a fait le point avec l’avant-centre virtonais.

"J’ai eu des contacts avec des clubs de D1 B. À l’étranger aussi. Des offres concrètes. Mais j’ai mis le sportif en avant, pas le financier, sans quoi je ne serais pas venu à Virton (rires). À 23 ans, le plus important pour moi est d’être sûr de pouvoir jouer régulièrement. Et après avoir discuté avec Tom (NdlR : Tom Van den Abeele, le directeur sportif), j’ai senti que le mieux pour moi était de rejoindre l’Excelsior."

Un ou deux attaquants ? À Virton, il a débuté dans un système à une seule pointe et dimanche passé, il a été associé à Souleymane Anne. Le duo a plutôt bien fonctionné. "Un ou deux avants, ça m’est égal. Ce dont j’ai surtout besoin, c’est de ballons dans les 16 m," insiste-t-il. "À Beveren, ce n’était pas trop ça. À Virton, on progresse sur ce plan, même si ce n’est pas encore ce que j’attends. C’est normal, l’équipe est nouvelle. Mais c’est quand je serai alimenté plus régulièrement dans la surface qu’on verra mon réel niveau. En attendant, je suis déjà content d’être fit à 100 % ; mes précédentes blessures n’ont laissé aucune trace."

S’il est né à Bruxelles, ses parents sont tous deux originaires du Kosovo. Ils ont rejoint la Belgique à l’aube du conflit qui a ravagé le pays en 1998. International belge en U18 et U19 (avec Faes, Mangala et Vanheusden), puis trois fois international U21 pour l’Albanie (il a notamment affronté l’Angleterre de Foden et Greenwood), il rêve désormais d’une sélection A.

"C’est un objectif effectivement ; ce serait un honneur," clame-t-il. Mais avec quel pays ? "J’ai toujours le choix," répond-il. "Vous connaissez notre situation politique. Chez nous, on se sent aussi kosovar qu’albanais. Mais l’équipe actuelle du Kosovo est sacrément costaude."

S’il évoque ses racines, il n’oublie pas non plus son pays d’adoption. "Je dois tout à la Belgique," conclut-il. "Et je suis fier d’être un Belge."