Les mêmes faiblesses qu'en fin d'année dernière

GENTBRUGGE Pour son retour aux affaires, Enzo Scifo n'a pas été gâté avec ce déplacement à Gand. Pour tenter de faire oublier la lourde défaite du match inaugural de la saison, l'ancien Diable Rouge avait décidé d'aligner un 4-5-1 avec le seul Custovic en pointe alors que Coto et Oussalah étaient chargés d'animer les flancs. Les choses débutaient très mal pour l'Excelsior et son nouvel entraîneur. Après moins d'un quart d'heure de jeu, Ruiz était au bon endroit pour reprendre victorieusement une déviation de De Roeck sur le premier corner de la partie. Enfoncés par la vitesse d'exécution des Gantois, les Rouge et Blanc ne parvenaient pas à sortir la tête de l'eau, il faut dire qu'avec un Coto qui oubliait souvent de défendre et un Ruiz de plus en plus efficace, la défense mouscronnoise était constamment mise sous pression. Sans oublier Fadiga, dangereux sur chacune de ses touches de balle comme sur ce coup franc peu après la demi-heure, qui nécessitait une belle intervention de Volders. Les Hurlus mettaient finalement le nez à la fenêtre sur un contre rondement mené par Custovic, mais l'attaquant bosniaque préférait tenter sa chance à distance alors que, sur cette phase, les frontaliers s'étaient retrouvés en supériorité numérique (cinq contre trois).

Au retour des vestiaires, les hommes de Scifo se montraient un peu plus entreprenants, mais ils ne parvenaient toujours pas à prendre en défaut la défense gantoise emmenée par un De Roeck impérial dans son placement et ses interventions. De quoi donner des cheveux gris à un Custovic isolé en attaque. Orphelin de Tomou, les Hennuyers ne parvenaient pas à conserver le ballon aux avant-postes d'autant que Coto et Oussalah n'apportaient pas grand-chose sur les flancs. Une constatation qui n'échappait pas à Scifo qui remplaçait le jeune espagnol par Tohoua après seulement dix minutes en deuxième période. Ce remplacement ne changeait rien à la donne, au contraire. Sur une ouverture lumineuse de Fadiga, Zewlakow mettait un terme aux espoirs hurlus en trompant Volders du plat du pied. Les vingt dernières minutes de la rencontre étaient très pénibles pour les hommes d'Enzo Scifo qui enchaînaient les fautes et les approximations. Les Gantois n'étaient même pas obligés de forcer leur talent pour conserver leur avantage. L'addition aurait même pu être plus lourde sans une bonne présence défensive du duo Teklak - Van Gijseghem que l'on pourra mettre dans la colonne des enseignements positifs de cette première rencontre du deuxième tour.



© La Dernière Heure 2008