L’entraîneur belge (60 ans) a annoncé sa retraite dans un an et trois mois, à la fin de son contrat à Al Jazira.

Un rêve vient sans doute de s’éteindre pour tous les supporters du Standard. Celui de voir un jour Eric Gerets à Sclessin dans le costume de l’entraîneur.

Ce jeudi soir, sur les ondes de RMC, radio française très écoutée par les amateurs de football, le Lion de Rekem y est allé de quelques confidences dans l’émission de Luis Fernandez.

Interrogé sur un possible retour à l’OM, Gerets a été très clair : "Je pourrais revenir à Marseille… comme spectateur, à coup sûr. Mais j e ne reviendrai pas entraîner en France. Ni à Lille ni à l’OM. Je vais aller au bout de mon contrat ici à Al Jazira. Dans un an et trois mois, oui probablement. J’espère pouvoir le finir tranquillement, sans avoir de nouveaux soucis de santé. Après, il sera temps d’aller à la pêche, de voyager, de profiter de certaines choses tant que c’est encore possible… J’ai eu des problèmes de santé il y a deux ans. Une opération a été nécessaire."

En 2012, l’ancien Diable a en effet été victime d’une hémorragie cérébrale, dont il s’était remis avec peine. Et qui a continué à le faire réfléchir.

Cette décision met fin à un vieux fantasme collectif : l’entraîneur de 60 ans ne coachera jamais le Standard, où son nom avait encore été cité après le limogeage de Guy Luzon. Il avait pourtant toujours affirmé qu’il y reviendrait…

Autre conséquence : Gerets ne sera jamais sélectionneur de la Belgique. En 2012, quand Leekens avait quitté les Diables pour Bruges, il avait (encore) été contacté par la Fédération mais avait refusé l’offre, laissant la place à Wilmots. Un coach dont Gerets fait aujourd’hui l’éloge : "Il y a un très bon sélectionneur en place qui a fait beaucoup de bonnes choses jusqu’ici. Il faut continuer le plus longtemps possible avec cet entraîneur."

Mais à l’avenir, que ce soit en 2016 ou en 2018, Wilmots s’en ira et l’un des principaux candidats naturels à sa succession vient de se retirer de la course. Ce jour-là, sauf surprise, Michel Preud’homme sera sans doute le seul Belge à avoir le profil du poste. Mais les grands coaches étrangers se bousculeront au portillon…

Est-il possible qu’Eric Gerets revienne finalement sur sa décision ? Peut-être, mais les chances sont infimes. Le football belge doit déjà se préparer à se séparer l’an prochain de l’un ses grands monuments. Et de son entraîneur le plus titré en dehors de nos frontières.