Désigné comme une des priorités d’Enzo Scifo dans le mercato estival de l’Albert, l’arrière droit français Marvin Esor (24 ans en juillet), débarquera au Tondreau lundi. Inconnu en Belgique, ce joueur d’origine martiniquaise est présenté par son entourage et par Mons comme une bonne recrue.

Journaliste au quotidien régionale La Montagne, Didier Cros, suit au quotidien l’ancien club de Marvin Esor, Clermont Foot. Il est donc bien placé pour nous dresser un portrait du néo-Dragon.

Monsieur Cros, quel type de joueur est Marvin Esor ?

"C’est un arrière droit qui est fort porté sur l’offensive. Une fois le ballon récupéré par son équipe, il part vite en contre-attaque. En cas de besoin, Marvin peut aussi évoluer comme milieu droit dans un 4-4-2. Techniquement, il était au-dessus de la moyenne en Ligue 2. Grâce à cela, ses relances sont souvent propres. Il a réalisé deux très bonnes premières saisons à Clermont. La troisième, à l’image du club qui a lutté pour son maintien, fut plus compliquée. Il a quand même terminé le championnat à un bon niveau. Peut-être car il devait se montrer pour décrocher un transfert. L’équipe de Clermont arrivait en fin de cycle et c’est de commun accord que le Club et Marvin ont décidé de ne pas prolonger leur collaboration." 

Et quels sont ses points faibles ? 

"Marvin Esor souffre de quelques lacunes au niveau du replacement défensif. Il laisse parfois des espaces dans son dos. Ce sera un domaine à travailler. Au niveau de l’engagement, il perd parfois un peu de lucidité en fin de rencontre. Il a écopé de quelques jaunes et d’une rouge cette saison à cause d’interventions musclées et de rouspétances." 

Et au niveau de la mentalité ? 

"On ne s’est jamais plaint de lui à Clermont. C’est lui qui animait le vestiaire après les victoires. Il faut aussi souligner sa régularité. En trois ans, il n’a quasiment jamais été blessé." 

Pouvait-il rejoindre des clubs de Ligue 1 comme Sochaux ou Saint-Étienne qui le suivaient ? 

"Je pense qu’il est trop court pour revendiquer une place de titulaire en Ligue 1. Il pouvait devenir un joueur de complément dans un noyau comme Sochaux ou Saint-Étienne mais pas un élément du onze de base." 

Son choix de relever le challenge montois est donc le bon ? 

"C’est une opportunité intéressante. Il va arriver dans un bon club du milieu de classement de la D1 belge où, en plus, il est désiré par l’entraîneur. À bientôt 24 ans, c’est un challenge intéressant qui pourrait donner un nouveau coup de fouet à sa carrière."