Football Le groupe B débute ce soir sans les Diables. Les hommes de Safet Susic, qui reçoivent Chypre, font figure de favoris... derrière la Belgique.

"C’est sûr que je suis un entraîneur qui préférera demander à son équipe de marquer un but de plus que son adversaire plutôt que d’en encaisser un de moins…"

Telle est la philosophie de Safet Susic. Le sélectionneur de la Bosnie nous l’avait longuement exposé lorsque nous l’avions rencontré au printemps.

Sa vision des choses a été éprouvée au Brésil où la Bosnie a disputé sa première Coupe du Monde.

Une Coupe du Monde quittée sur des regrets avec une élimination sans gloire après une courte défaite face à l’Argentine (1-2) et un revers fatal devant le Nigeria (0-1) que le succès pour du beurre contre l’Iran (3-1) n’a fait qu’aviver.

Ce jour-là, pour la seule fois du tournoi, Susic avait aligné deux vrais attaquants, Vedad Ibisevic et Edin Dzeko. En reniant ses idéaux, le technicien s’est d’une certaine manière fourvoyé. Et il ne compte pas reproduire ce schéma face à Chypre.

"Nous allons jouer cette rencontre avec deux ou trois attaquants" , a-t-il prévenu. "Si nous évoluons avec deux attaquants traditionnels, ce sera Ibisevic et Dzeko."

Le duo a pour habitude de faire des merveilles, en témoigne son rendement lors des qualifications au Mondial (voir chiffre). Et il a repris très vite ses marques face au Liechtenstein.

Ibisevic a frappé deux fois, inscrivant le but le plus rapide de l’histoire de sa sélection au bout de 48 secondes comme pour mieux oublier ses tourments en club, Dzeko a fêté sa première en tant que capitaine par un nouveau but.

Si le départ à la retraite de l’ancien porteur du brassard Emir Spahic est atténué par la montée en puissance de Muhamed Besic, brillant au Mondial au point de décrocher un transfert à Everton, il fait pencher encore un peu plus la Bosnie vers l’avant.

"Même si nous marquons beaucoup, nous avons tendance à beaucoup encaisser aussi" , convient Susic. "Heureusement, je ne pense pas que Chypre puisse marquer plus qu’un ou deux buts." Alors que la Bosnie, elle...



Pays de Galles : les raisons d’y croire

Plus de qualifiés, tirage abordable, génération dorée : Bale et Cie espèrent mettre fin à 56 ans sans grand tournoi.

Le pays de Galles, qui entame sa campagne de qualification ce mardi à Andorre, n’a plus réussi à se qualifier pour un grand tournoi depuis la Coupe du Monde 1958. Mais cette longue attente pourrait prendre fin avec l’ Euro 2016. Les raisons qui permettent aux Gallois d’espérer être de la partie en France dans un peu moins de deux ans ?

Plus de qualifiés : il y aura 24 pays qualifiés, au lieu de 16 auparavant. Outre les deux premiers de chaque groupe, le meilleur 3e et les vainqueurs des barrages entre les autres 3es seront qualifiés.

Tirage favorable : par rapport aux campagnes qualificatives précédentes, le pays de Galles a eu un tirage plus abordable. Derrière les deux favoris que sont la Belgique et la Bosnie-Herzégovine, Bale et Cie partent avec les faveurs du pronostic pour la troisième place du groupe B. Israël, Chypre et Andorre sont largement à leur portée.

Génération dorée : s’il jouit d’une telle cote à l’entame de la campagne qualificative, c’est aussi parce que le pays de Galles possède une génération dorée. Joueurs et coach rejettent cette étiquette ( "Il faut le démontrer sur le terrain" , dit le coach gallois), mais avec Gareth Bale (25 ans, Real Madrid), Aaron Ramsey (23 ans, Arsenal) et Joe Allen (24 ans, Liverpool), Chris Coleman a la meilleure équipe depuis celle de 1993 emmenée par Ryan Giggs.